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Economie

43 % de l’actionnariat français contrôlé par l’investissement étranger

Publié le 04.06.2014 à 11h10

Mis à jour le 04.06.2014 à 11h10

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43 % de l’actionnariat français contrôlé par l’investissement étranger

43 % des actions des entreprises françaises du CAC 40 seraient détenues par des investisseurs étrangers relève une étude publiée mardi par l’Observatoire de l’Epargne Européenne (OEE) et l’Insead OEE Data Services (IODS), la banque de données économiques.

La part des actionnaires non-résidents a presque doublé en 20 ans, que ce soit pour des fonds de pension, des fonds souverains ou les entreprises, elle passe ainsi de 23 % en 1995 à 43 % aujourd’hui.

Quant à l’investissement particulier dans l’actionnariat des sociétés du CAC 40, il est passé de 25% en 1995 à 10 % en 2013. L’Etat par ailleurs reste présent, passant de 3 % à 7 % après avoir atteint 12 % au début de la crise en 2008.

Les entreprises françaises renforcent leur présence

Dans l’étude OEE-IODS, on constate que les entreprises françaises qui représentaient 25% de l’actionnariat des sociétés côtés ont renforcé leur présence avec la crise, augmentant de 15 % à 20 % depuis 2008.

 

En revanche, le pourcentage des fonds d'investissement français est resté exactement identique, à 12%, de même que celui des banques tricolores à 5 % Entre 1995 et 2013.

Poids marginal des Etats

Les Etats n’ont plus qu’un poids marginal aujourd’hui, la crise financière n’a pas changé cette tendance malgré les prises de participation de ce dernier, dans le capital d’institutions financières en difficulté.

 

Les sociétés d’assurances et les fonds de pension ont régulièrement décliné, leur capitalisation boursière est passée de 28 % en 1992 à 8 % en 2013. L’étude montre qu’une « part importante de la baisse de la détention d'actions des fonds de pension, des sociétés d'assurances et des ménages a pour contrepartie l'augmentation des fonds d'investissement européens », les plus importants se situant en Irlande et au Luxembourg. 

 

Par ailleurs, l’étude remet en cause le critère de nationalité car le poids de la capitalisation boursière des non-résidents en Europe serait semble-il divisé par deux si l'on considère qu'un investisseur "domestique" peut être un investisseur européen.