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Alliance réussie entre Sopra et Steria

Publié le 07.08.2014 à 13h57

Mis à jour le 07.08.2014 à 13h57

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Alliance réussie entre Sopra et Steria

L’offre publique d’échange (OPE), visant au rapprochement entre les entreprises de services informatiques Sopra et Steria, initiée le 24 juin, a été menée avec succès, annonce un avis publié ce mardi 5 août par l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Après quelques incidents et un concurrent évincé, Atos, l’Autorité des marchés financiers vient de valider l’OPE de Sopra sur les actions Steria.

Création du numéro 4 des services informatiques en France

L’alliance de Sopra et Steria aura lieu dès la rentrée de septembre.

 

Sopra acquiert au total 80% des titres de Steria et près de 70% des droits de vote. La condition minimale dans la réussite de cette opération avait été fixée à un seuil de 60% du capital et des droits de vote, qui ont été largement dépassés.

 

Sopra recueille ainsi 26 447 605 actions de Steria, soit 79,69% du capital et 69,52% des droits de vote indique l’avis de l’AMF.

 

Grâce à cette fusion, les deux groupes de services informatiques s’installent à la quatrième place du secteur des services informatiques en France, donnant naissance à un groupe de plus de 35 000 salariés.

 

La nouvelle entité Sopra-Steria représente d’ores et déjà un chiffre d’affaires global de 3,1 milliards d’euros. Chez Steria, on se félicite en annonçant que « jusqu’ici, tout va bien ».

Des entreprises complémentaires

Début septembre aura lieu un conseil d’administration qui se chargera d’organiser la nouvelle entité Sopra-Steria. Pierre Pasquier, le président co-fondateur de Sopra, sera à la tête du groupe et François Enaud, directeur de Steria prendra, lui, la direction générale.

 

La fusion des deux entreprises devrait prendre deux ans, et on assure d’ores et déjà qu’aucun licenciement n’est prévu.

 

Ce rapprochement devrait représenter une économie de 62 millions d’euros par an. Les deux entreprises se disent très complémentaires. Sopra est bien positionnée en France, en Espagne et en Italie, alors que Steria est bien placée au Royaume-Uni, en Ile-de-France et en Scandinavie. Par ailleurs, Sopra est très présente dans les applications tandis que Steria est surtout spécialisée sur la gestion d’infrastructures.

 

Chez Steria, on souligne que la fusion n’était pas obligatoire, « nous pouvions chacun continuer de notre côté sans être asphyxiés. Mais le marché se concentre... ».

 

Atos, leur concurrent, a tenté d’empêcher cette alliance en s’intéressant à Steria, bien que les négociations avec Sopra soient bien avancées, mais les deux entreprises s’en sont tenues à leur projet de fusion.