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Amazon s’en prend à ses fournisseurs

Publié le 12.08.2014 à 11h33

Mis à jour le 12.08.2014 à 11h33

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Amazon s’en prend à ses fournisseurs

Après la publication de ses derniers résultats trimestriels, Amazon, le géant du commerce électronique, s’attaque à Hachette et cesse les précommandes de vidéos Disney.

Au lendemain de la publication de résultats trimestriels décevants, Amazon intensifie les conflits avec ses fournisseurs, notamment avec Hachette où la guerre sur le prix des livres électroniques est déclarée.

Les origines du conflit entre Hachette et Amazon

Entre Hachette l’éditeur et Amazon le distributeur en ligne, une bataille médiatique s’est installée depuis quelques mois sur fond de conflit commercial. La mésentente prend sa source dans une perception différente de l’évolution des modes de consommation des livres et de leur distribution.

 

Certain du basculement inévitable des modes de consommation de lecture en ligne et pour l’encourager, Amazon veut imposer un tarif unique de 9,99 dollars (7,5 euros) pour la version électronique des livres qu’Hachette publie, ce que ce dernier refuse.

 

Dimanche 10 août, 900 écrivains ont poussé un cri de colère sur deux pages du New York Times contre Amazon, en montrant les méthodes du distributeur.

 

Amazon multiplie les obstacles à l’achat en ligne de leurs ouvrages. Pour les faire céder, il rallonge les délais de livraison, fait disparaître les précommandes et supprime les réductions offertes sur certains ouvrages.

Amazon prend à partie ses consommateurs

Sur son site, Amazon a publié un communiqué qui demande une baisse du prix des livres électroniques, à 9,99 dollars au lieu de 14,99 dollars ou 19,99 dollars selon les auteurs. Ce tarif unique permettrait au distributeur de vendre 1,74 fois plus d’e-books et ses revenus augmenteraient de 16%. Le modèle économique d’Amazon est basé sur le modèle de la longue traine, le commerçant vend en grande quantité pour dégager un profit.

 

Par ailleurs, du fait de son succès, Amazon prétend à une redistribution des revenus, le distributeur demande 30% sur les recettes des éditeurs historiques.

 

On assiste à une bataille dont le but est de capter de la valeur sur un produit immatériel entre les auteurs et producteurs de contenu qui ont besoin de rémunération et un commerçant en ligne dont le métier est de distribuer un produit.

 

Avec 75 milliards de dollars de chiffres d’affaires, Amazon a ravivé la dispute qui l’oppose à la filiale américaine d’Hachette sur le prix des livres électroniques.