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Bras de fer à l’occasion du rapprochement entre Saint-Gobain et Sika

Publié le 29.06.2015 à 16h51

Mis à jour le 29.06.2015 à 16h51

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Bras de fer à l’occasion du rapprochement entre Saint-Gobain et Sika

Saint-Gobain est en mauvaise posture. Souhaitant prendre le contrôle de Sika, groupe de chimie de construction suisse, l’entreprise française spécialiste de la fabrication et de la distribution de matériaux se heurte à un mur. Ces derniers jours, un fonds d’investissement américain, Southeastern Asset Management, possédant 3% du capital ainsi que l’administrateur richissime de Lafarge, voient d’un très mauvais œil les agissements du français. A tel point que, si rapprochement il y avait, l’un des administrateurs historiques de Saint-Gobain pourrait ne pas faire partie de l’aventure.

L’affaire porte sur la cession par SWH, la holding représentant les héritiers de la famille fondatrice de Sika, de ses près de 16% de participation à Saint-Gobain pour un montant estimé à 2,5 milliards d’euros. 

Préjudice subi par les actionnaires

Le fonds d’investissement Southeastern Asset Management juge fortement préjudiciable la cession de Sika à Saint-Gobain. Ce préjudice serait, selon le fonds d’investissement, subi autant par les actionnaires que par les clients de Sika ou encore ses employés. De quoi faire réagir. Les héritiers, par la voix de leur holding, ont alors proposé des solutions alternatives afin de régler le litige avant que ce dernier ne finisse par porter atteinte à la réputation de l’une ou l’autre des entreprises.

 

Il s’avère que les actionnaires, opposés initialement à toute fusion, ne s’opposeraient plus que sur un point : la réélection d’un administrateur, Daniel Sauter, par ailleurs indépendant. SWH rappelle que son intention est de faire réélire tous les membres du conseil d’administration à l’exception de Daniel Sauter, afin de conserver « une majorité de membres non conflictuels ».