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Cémoi vise un nouveau marché de consommation en Afrique de l’Ouest

Publié le 03.11.2014 à 17h31

Mis à jour le 03.11.2014 à 17h31

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Cémoi vise un nouveau marché de consommation en Afrique de l’Ouest

Le chocolatier français investit 6 millions d’euros pour l’installation d’une deuxième usine à Abidjan. Le leader du secteur en France et numéro 3 européen (après Cargill et Barry Callebaut) se lance à la conquête du marché africain en proposant une gamme de produits finis, fabriqués à partir de cacao local. 

L’ouverture de cette chocolaterie en Côte d’Ivoire révèle l’objectif pour Cémoi de gagner de nouveaux marchés et de s’inscrire dans un secteur industriel particulièrement concurrentiel au niveau mondial.

Un marché test

Après avoir créé une première usine dans le pays en 1996, le chocolatier français souhaite transformer sa base de production en véritable marché-test pour cette zone géographique.

 

Cémoi, dont le chiffre d’affaires a atteint 800 millions d’euros l’année dernière, commercialise déjà depuis 2 ans des produits dont la cible est la classe moyenne émergente, dans les supermarchés locaux.

 

Le fabricant de chocolat entre en concurrence frontale avec des groupes tels que Nestlé ou Mondelez (dont les produits sont, pour la plupart, importés).

Diversification des circuits de distribution

A l’instar des poids lourds de l’industrie présents en Afrique de l’Ouest, Cémoi souhaite développer son activité en misant sur des circuits de distribution diversifiés.  Des grands noms de l’agroalimentaire comme Bel (la Vache qui rit) ou Unilever (Knorr) vont ainsi à la rencontre directe des consommateurs locaux en ayant recours à des vendeurs ambulants.

 

Patrick Poirrier, PDG de Cémoi, affiche clairement ses ambitions : « L’objectif est de prendre 10 à 15% de ce marché – soit 4 000 à 5 000 tonnes – d’ici à 4 ans. Nous voulons faire de l’Afrique l’un de nos piliers à l’export. La course y est aujourd’hui lancée ».