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Acquisition

Deutsche Telekom juge l’offre de Free insuffisante pour T-Mobile US

Publié le 08.08.2014 à 15h23

Mis à jour le 08.08.2014 à 15h23

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Deutsche Telekom juge l’offre de Free insuffisante pour T-Mobile US

Tim Höttges, le directeur financier de Deutsche Telekom a déclaré qu’aucune proposition en cours pour le rachat de T-Mobile US n’était suffisante. Il continue à vanter les qualités de sa filiale américaine pour éventuellement faire monter les enchères.

A plusieurs reprises, Tim Höttges a répété dans les médias ne pas avoir reçu d’offre « satisfaisante » pour T-Mobile US, filiale qu’il possède aux Etats-Unis depuis 2001. La maison mère de Free, Iliad avait montré son intérêt début août en offrant 15 millions de dollars, mais son offre n’a pas été retenue.

Deutsche Telekom espère plus de 15 millions de dollars pour T-Mobile US

Tim Höttges rappelle que Deutsche Telekom a « toujours dit qu’elle restait ouverte à des offres pour T-Mobile US, qui permettraient d’améliorer sa situation et celle de ses actionnaires (...). Pour l’instant, nous n’en avons reçu aucune qui apporte plus que celle qui consiste à rester tout seul là-bas », conclut le directeur financier du groupe allemand.

 

En revanche, il s’est étendu sur le « bon travail » accompli par ses équipes aux Etats-Unis « qui ont construit une forte position sur le marché américain ». Une manière de faire savoir qu’il ne cédera pas sa filiale gracieusement mais qu’il faudra y mettre le prix.

 

Quant à la situation de T-Mobile US, depuis ce battage médiatique, elle s’améliore. La filiale a vu son profit net au deuxième trimestre grimper de 34%.

Deutsche Telekom ne dit pas « non » à Free

La porte n’est pas définitivement fermée entre Free et Deutsche Telekom, car ce dernier n’a pas beaucoup de marge de manœuvre.

 

L’opérateur allemand souhaite se défaire de T-Mobile US depuis près de 3 ans, pour se concentrer sur l’Europe (où ses marchés historiques d’Europe centrale et d’Allemagne font face à de sérieux concurrents comme Vodafone notamment).

 

La proposition de Free est par ailleurs concrète, financée et surtout elle ne pose aucun problème aux autorités de régulation américaines, comme c’était le cas avec Sprint (troisième opérateur des Etats-Unis qui était intéressé par T-Mobile).

 

Pour Free, il s’agit de savoir s’il convient d’augmenter son offre initiale et ensuite à quel moment se manifester. L’irruption d’un troisième acteur pourrait redéfinir le jeu mais rien n’est perdu pour Free.