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Easybike installe une usine à Saint-Lô

Publié le 13.08.2014 à 16h34

Mis à jour le 13.08.2014 à 16h34

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Easybike installe une usine à Saint-Lô

Easybike, le fabricant de vélos électriques français, va construire une usine à Saint-Lô où seront assemblés les vélos électriques jusqu’à présent produits en Chine. L’investissement est estimé à 4,5 millions d’euros.

Grégory Trebaol, le patron d’Easybike, précise qu’il a depuis novembre 2013 rapatrié vers Saint-Lô (chef-lieu de la Manche), une petite partie de sa production, dans un atelier acheté avec le concours de l’Etat. Le fabricant de vélos électriques a reçu une aide à la réindustrialisation (ARI) d’un million d’euros.

Lancement du vélo à assistance électrique en France

Créé en 2004 par Grégory Trebaol, Easybike fabrique, développe et distribue une gamme complète de vélos à assistance électrique et propose également de nombreux produits associés. Le groupe, pionnier en France, a pour objectif de démocratiser ce nouveau mode de déplacement.

 

Le leader français du vélo électrique, distributeur de Solex, annonce en 2013 qu'il rachète la marque mythique et qu'il relocalisera en France l'intégralité de sa production. Jusqu'à présent fabriqués près de Shanghai (Chine), les Solex électriques seront rapatriés à Saint-Lô (Manche), dans l’usine qui va être installée.

Début des travaux fin août 

Grégory Trebaol précise que « les travaux vont commencer dans quinze jours. Vers la fin du mois d’août l’usine sera en chantier et elle devrait être opérationnelle d’ici 6 mois. ».

 

Le président d’Easybike constate qu’il y a encore peu d'entreprises qui ont rapatrié leur production en France et contrairement aux idées reçues, fabriquer une bicyclette électrique en France ne coûte pas beaucoup plus cher qu'en Chine. Selon M. Trebaol, il s’agit d’un écart allant de 40 à 60 euros selon les modèles. « Pour un vélo vendu 1 500 à 2 000 euros pièce, le surcoût est acceptable, juge-t-il. Et nous bénéficions de l'image du “made in France”, qui nous est très utile pour exporter ».

 

Le président de l'entreprise précise que « la future usine permettra à Easybike d'aller beaucoup plus loin, et de fabriquer en France non plus 20 % ou 30 %, mais 60 % à 70 % de nos vélos ».