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Emploi

Emploi : les nouvelles mesures de François Hollande

Publié le 27.01.2016 à 13h51

Mis à jour le 27.01.2016 à 13h51

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Emploi : les nouvelles mesures de François Hollande

Le chômage est l’une des principales préoccupations des Français. Lors de ses vœux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi le lundi 18 janvier au Conseil économique, social et environnemental (CESE), le Président de la République a maintenu son engagement contre le chômage en annonçant plusieurs mesures en faveur de l’emploi.

« Je sais que je serai jugé sur le chômage. Plus que jamais, c’est une priorité. » confiait le Président suite aux derniers attentats de Paris. François Hollande compte montrer sa détermination et son engagement par le biais de plusieurs mesures liées à l’emploi. Les formations, le soutien envers les PME ou encore la simplification du contrat de travail : rien n’est laissé au hasard.

Des formations supplémentaires    

La première mesure vise à pallier les qualifications de certains demandeurs d’emploi qui risquent de devenir obsolètes. L’État devrait ainsi participer au financement de ces formations à hauteur d’1 milliard d’euros en 2016. Une aide supplémentaire des partenaires sociaux permettrait de rallonger le financement de 80 millions d’euros. La contribution des régions n’a cependant pas encore été déterminée. 

Dans une même optique, le président devrait aussi annoncer la relance de l’apprentissage, l’objectif étant de faire entrer 500 000 nouveaux apprentis dans ce type de dispositif contre 400 000 à l’heure actuelle. Le projet devrait bénéficier d’un coup de pouce créé par la montée de l’économie et des technologies numériques. 

Dernière annonce en termes d’emploi : l’augmentation des contrats de professionnalisation. Le projet devrait passer de 8 000 bénéficiaires actuels à 50 000. Ce contrat est réalisé en alternance et permet d’associer formation pratique au sein d’une entreprise et formation théorique.

Les emplois en PME  

Les PME étant assujetties à de nombreuses cotisations et autres taxes, l’État souhaite alléger leur statut afin de leur permettre l’embauche de chômeurs formés ou d’apprentis. A long terme, l’exécutif espère que les PME n’auront plus rien à débourser afin de pouvoir garantir à leurs salariés un revenu proche du salaire minimal. 

« Toute entreprise de moins de 250 salariés qui recrutera un salarié payé entre 1 et 1,3 smic en CDI ou en CDD de six mois et plus se verra compenser l’ensemble de ses cotisations sociales » explique François Hollande. Ainsi, l’État devrait prendre à sa charge la totalité des prélèvements sociaux soit 2 000 euros. Cette aide sera accordée sur deux ans. L’opération totale devrait coûter 2 milliards d’euros au pouvoir exécutif.

La simplification du contrat de travail   

La dernière mesure, plutôt houleuse, consiste en la simplification du contrat de travail. Invalidée l’an passé à cause du barème mis en place dans le texte promulgué, le gouvernement tente une nouvelle approche. La nouveauté est la prise en compte de l’âge ainsi que de l’ancienneté du salarié licencié dans le calcul des dommages-intérêts qui lui sont versés. 

Cette nouvelle mesure s’axe également d’un point de vue prudhommal. « Si ça devait mal se passer entre deux parties, il faut qu'en cas de désaccord, cela aille plus vite et que ce soit plus sûr » a expliqué Emmanuel Macron, à l’initiative du projet.