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Economie

Immobilisme de la croissance et de l’emploi en France

Publié le 24.07.2014 à 13h08

Mis à jour le 24.07.2014 à 13h08

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Immobilisme de la croissance et de l’emploi en France

Le moral des chefs d’entreprise français reste globalement stable en juillet, même si la tendance est au pessimisme révèle l’Insee. En revanche, la situation se détériore dans le bâtiment mais s’améliore dans les services.

En juillet, les enquêtes mensuelles de l’Insee montrent que le climat des affaires en France est resté stable avec cependant des évolutions contrastées selon les secteurs. Dans l’industrie, les services et le commerce de détail, l’étude témoigne d’une situation qui se stabilise. En revanche dans le bâtiment ou le commerce de gros, l’heure est à la dégradation.

 

Par ailleurs, l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) fait savoir que le nombre de déclarations d’embauches de plus d’un mois est globalement resté stable au deuxième trimestre. Après une croissance nulle au premier trimestre, l’économie « fait du surplace ».

Quelles sont les perspectives de croissance ?

Selon l’étude de l’Insee, pour la troisième année consécutive, les perspectives de croissance en France s’annoncent faibles. Il n’y aura pas de rechute, mais il n’y aura pas de vraie reprise non plus.

 

L’Insee indique que le climat des affaires en juillet s’est stabilisé à 95 points, comme en juin. « Il se stabilise notamment dans l'industrie (97). Il gagne trois points dans le commerce de détail (99) et deux points dans les services (94). En revanche, il perd deux points dans le bâtiment (88) et trois points dans le commerce de gros (96) ».

Des différences selon les secteurs

Les enquêtes de conjonctures menées par l’Insee sont souvent considérées comme des indicateurs avancés dans la mesure du PIB. Ces observations réalisées auprès des chefs d’entreprise « restent globalement moroses » note Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture de l'Insee. En juillet 2013, il y avait eu quelques signaux encourageants mais « le redressement constaté s'est arrêté net à l'automne dernier et le moral des chefs d'entreprise n'évolue plus depuis », poursuit-il.

 

Pour le moment, le gouvernement attend le 14 août, date à laquelle les chiffres de la croissance du deuxième trimestre seront connus. L'Insee, quant à elle, prévoit une croissance de 0,3 % mais « certains indicateurs fragilisent à ce stade notre scénario » explique Vladimir Passeron.