|  

Entreprises

L’enseigne d’ameublement Habitat se lance sur le marché chinois

Publié le 17.11.2014 à 11h38

Mis à jour le 17.11.2014 à 11h38

Par

L’enseigne d’ameublement Habitat se lance sur le marché chinois

La marque, rachetée en septembre 2011 par le groupe français de distribution CAFOM (pour l’Europe occidentale), va ouvrir un premier espace de vente en franchise près de Shanghai. Ce magasin qui s’étendra sur 1 200 mètres carrés témoigne de la volonté de la marque d’ameublement de conquérir les nouvelles classes moyennes supérieures chinoises. 

Depuis sa reprise par le spécialiste de la distribution dans le secteur de l’aménagement de la maison CAFOM, Habitat poursuit une trajectoire de développement résolument tournée vers les marchés émergents.  

L’Asie, un axe stratégique

Le point de vente qui ouvrira ses portes le 20 décembre prochain dans le centre commercial de Wuxi (6,2 millions d’habitants) devrait être le premier d’une série d’ouvertures de boutiques Habitat sur le territoire chinois. D’autres inaugurations sont d’ores et déjà programmées dans des villes chinoises victimes de la crise de l’immobilier et présentant des loyers avantageux.

 

Le Directeur Général d’Habitat, Vincent Destailleur, souligne cet enjeu stratégique pour la marque (qui vient de fêter ses 50 ans) en indiquant : « Nous allons monter en puissance progressivement. Je vois un potentiel de 20 magasins d’ici 5 ans et de 50 à terme ». 

Une nouvelle clientèle

L’enseigne, déjà très présente en Europe, souhaite profiter de l’émergence d’une demande chinoise pour une alternative haut de gamme aux marques implantées localement comme le géant suédois Ikea. La classe urbaine aisée du pays est une cible déjà repérée par d’autres entreprises françaises, comme la maison Hermès qui a récemment lancé une marque de luxe chinoise. 

 

Le changement des modes de consommation qui est en train d’opérer en Asie reste néanmoins à aborder avec prudence pour les  marques qui hésitent encore avant d’investir dans les loyers onéreux de mégalopoles comme Pékin ou Shanghai. D’ailleurs, Vincent Destailleur explique : « Nous allons observer la réaction du marché pour ajuster notre offre ».