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Management

L’entreprenariat en 2014 se féminise et rajeunit

Publié le 11.09.2014 à 14h52

Mis à jour le 11.09.2014 à 14h52

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L’entreprenariat en 2014 se féminise et rajeunit

Selon l’étude « ADN d'un entrepreneur » conduite par l'assureur Hiscox pour l’année 2014, il y aurait une fragile relance des micro-entreprises et PME. Plus de la moitié des entreprises créées l’auraient été par des femmes de moins de 40 ans.

Menée depuis 2008, cette étude dresse un état des lieux de la situation de 3 500 micro-entreprises et PME en europe, qui montre que 56% des start-ups qui se sont créées pendant la récession, l’ont été par des femmes de moins de 40 ans.

Une nouvelle vague d’entrepreneurs déterminés et motivés

L’étude montre par ailleurs que la nouvelle vague entrepreneuriale se dit à 27% « plus forte et déterminée à réussir » contre 20 % pour les patrons des PME d'avant-crise. Ils avouent d’ailleurs à 24% travailler bien plus longtemps qu’avant la crise (12%).

 

En outre, l’entrepreneur d’aujourd’hui n’hésite pas à être innovant. En 2013, près de 40% d’entre eux ont créé une multitude de nouveaux produits et services contre 25% avant 2008.

 

La troisième tendance qui se dégage de cette étude est l’importance grandissante donnée à l’internalisation. Près de 30% des patrons relèvent l'importance des exportations contre 17 % pour les entreprises d'avant crise.

Des entrepreneurs moins attachés à leur entreprise

La nouvelle génération d'entrepreneurs à 15% ne souhaite pas faire de leur entreprise une part de leur patrimoine familial, ils accordent d’ailleurs moins d'importance au capital qu'au revenu dégagé. Seulement 11 % d’entre eux ont le projet de développer leur entreprise pour la revendre en faisant un profit. Selon Hiscox, cela s’explique par le fait que de nombreuses PME du secteur des services dépendent essentiellement de leur fondateur et que tous n’ont pas l’intention de transmettre leur activité à un tiers.

L’exemple des « success story » devient un facteur de motivation

Les entrepreneurs interrogés par l’étude expliquent également à 36% que le principal facteur de motivations a été inspiré par une « success story » et pour une poignée d’entre eux par le goût d’entreprendre.

 

Il semble que le statut d’entrepreneur se consolide progressivement, les mentalités évoluent, si bien que la bonne surprise de cette étude se résume à la part grandissante de femmes qui s’investissent de plus en plus tôt dans l’entreprenariat.