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Emploi

L’entreprise BRM Mobilier en danger, suite à une grave escroquerie

Publié le 09.09.2015 à 11h08

Mis à jour le 09.09.2015 à 11h08

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L’entreprise BRM Mobilier en danger, suite à une grave escroquerie

Le fabricant de mobilier BRM, spécialisé dans l’aménagement et l’archivage pour les bibliothèques, les CDI et les médiathèques, vit actuellement de graves difficultés. En cause, un acte malveillant qui a coûté 1,6 million d’euros à la PME des Deux-Sèvres. Les escrocs ont usurpé l’identité du Président de BRM Mobilier pour effectuer des virements frauduleux. 

Les 44 emplois que compte cette entreprise sont menacés puisque le Tribunal de Commerce de Niort pourrait prononcer le dépôt de bilan de la PME.  

Usurpation d’identité

BRM Mobilier, qui fabrique et installe des bibliothèques et du matériel pour les collectivités, a été victime d’une escroquerie au « faux président ». Jean Brossier, le véritable dirigeant de l’entreprise située à Bressuire dans les Deux-Sèvres, explique : « Des malfaiteurs ont usurpé mon identité pour passer des mails adressés à notre responsable administrative et financière qui, malheureusement, a mordu à l’hameçon ».

 

Se présentant comme des cabinets d’avocats agissant dans le cadre « d’une opération extrêmement confidentielle, d’une OPA sur un concurrent et pour le rachat d’une usine en Chine », les escrocs sont parvenus à détourner au total 1,6 million d’euros, par le biais de 7 virements vers la Thaïlande et Hong Kong.

Une situation critique

Lancée en juillet, l’escroquerie n’a pourtant été découverte que le 1er septembre. Une plainte a immédiatement été déposée auprès du Procureur de la République de Niort, même si le patron de BRM Mobilier estime avoir peu de chances de récupérer les fonds détournés en Asie. Jean Brossier s’interroge sur le timing de l’opération : « Ce sont des gens très bien informés, ils connaissaient précisément le montant disponible sur nos comptes, beaucoup plus élevé que d’ordinaire car nous venions de toucher une grosse somme début août ».

 

L’impact de cette escroquerie, qui met en péril l’emploi des 44 salariés de la PME, est désastreux. Toujours selon le (vrai) président de BRM Mobilier : « Les conséquences sont dramatiques pour l’entreprise, il n’y a plus de trésorerie et on ne pourra plus faire face aux échéances des fournisseurs ».  Le Tribunal de Commerce de Niort pourrait prononcer le dépôt de bilan de la société.  Les actionnaires de la PME, qui ont injecté ces 3 dernières années plus d’1,5 million d’euros dans l’entreprise, estiment, quant à eux, ne plus être en mesure d’assainir sa situation financière.