|  

Résultats

La chaleur de juillet booste les ventes des glaces de La Belle Aude

Publié le 30.07.2015 à 11h37

Mis à jour le 30.07.2015 à 11h37

Par

La chaleur de juillet booste les ventes des glaces de La Belle Aude

La société coopérative La Fabrique du Sud, qui fabrique et commercialise des glaces artisanales sous la marque La Belle Aude, voit ses ventes dynamisées par les fortes chaleurs du mois de juillet. Cette scop au capital de 440 000 euros, créée il y a un an par les ex Pilpa, devrait réaliser un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros en 2015 et de 2,5 millions en 2016, atteignant ainsi le seuil de rentabilité.

Durant ce mois de juillet à la météo favorable, les salariés de la société ont eu la visite du Président de la République François Hollande dans leurs locaux. 

La renaissance d’une activité

Les ventes de La Belle Aude ont bénéficié d’un mois de juillet marqué par de fortes chaleurs, idéal pour la consommation des crèmes glacées produites par la scop des ex Pilpa, La Fabrique du Sud. Cette entreprise de Carcassonne, qui compte 19 salariés, est née de la cessation d’activités sur place du groupe R&R Ice Cream en juillet 2013 car sa capacité de production était moins importante que celle des autres sites du géant industriel.

 

Aidés par les pouvoirs publics, certains salariés licenciés se sont regroupés en scop. La région Languedoc-Roussillon accorde alors une subvention de 120 000 euros à la nouvelle entité qui se voit également prêter 100 000 euros par Bpifrance et 60 000 euros par SOCODEM (Crédit Coopératif). Depuis, le fabricant de glaces connaît un véritable succès commercial. Le Président de la République s’est d’ailleurs rendu sur place en juillet pour saluer la renaissance de cette activité. 

Objectif entrepreneurial

Les crèmes glacées artisanales La Belle Aude, déclinées en 16 parfums, se positionnent sur un marché haut de gamme. La Fabrique du Sud, société au capital de 440 000 euros, détenue à 95% par ses salariés a réalisé un chiffre d’affaires de 750 000 euro en 2014, à un niveau légèrement supérieur aux prévisions. Le CA devrait se porter à 1,5 million d’euros cette année et atteindre la barre des 2,5 millions en 2016.

 

Mais selon Christophe Barbier, le patron de la scop, le succès de la marque ne tient pas seulement à ses chiffres : « Pilpa était là pour faire du profit. Nous, pas. On met en avant l’homme, le savoir-faire, le produit et  l’achat responsable citoyen ». Il déclare également découvrir les difficultés de l’entrepreneuriat et « pense La Belle Aude jour et nuit. C’est très prenant et assez usant. Il faut garder intacte la motivation de tous, à travers des axes stratégiques et la partie créative ».