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La famille Peugeot recouvre le contrôle de ses Poivrières Salières

Publié le 09.09.2014 à 10h19

Mis à jour le 09.09.2014 à 10h19

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La famille Peugeot recouvre le contrôle de ses Poivrières Salières

Les établissements Peugeot Frères viennent de prendre le contrôle de la société historique du groupe Peugeot, la société Poivrières Salières Peugeot (PSP), mise en redressement judiciaire en décembre 2012 suite à des problèmes financiers.

A la suite d’une diversification manquée, la société Poivrières Salières Peugeot (PSP) se trouvait en cessation de paiement depuis 2012. La famille Peugeot, actionnaire de l’entreprise, prévoit un plan d’affaires sur trois ans qui devrait sauver l’entreprise de la faillite.

Diversification dans les arts de la table

La société PSP est l'activité de Peugeot dans les arts de la table, elle possède plus de 500 références allant des moulins à poivre, à sel, à épices jusqu’aux accessoires dédiés à la dégustation du vin.

 

Avant de fabriquer des automobiles à partir de 1890, la famille Peugeot s’est aventurée sur la voie industrielle fabriquant dès 1812 des scies à main et des mécanismes servant à la fabrication des moulins à café et des moulins à poivre dès 1840.

 

En 1990, Jean-Claude Fornage, directeur d’un grand groupe d’outillage américain, rachète la licence des mécanismes des moulins et lance la production des Poivrières et Salières Peugeot. L’entreprise installée à Quingey (Doubs) emploie 150 salariés et a réalisé près de 30 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2013.

Un ancien de chez Danone au secours de PSP

La famille Peugeot, qui détient 27% du capital de l’entreprise via EPF (établissements Peugeot Frères) a appelé Philippe Rapacz, ancien de chez Danone et expert dans la gestion de marques, au secours. Ce dernier a étudié pendant trois l’organisation industrielle, les marchés et présenté un plan d’affaires sur trois ans.

 

Il confie dans un premier temps qu’il fallait « remobiliser une équipe sur ce projet. PSP se concentre sur la marque Peugeot et rien que Peugeot. Avec un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros, je ne vois pas comment assurer le développement de plusieurs marques. Nous sommes une PME mais avec un beau socle », conclut Philippe Rapacz.