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Le Club Med réévalue sa stratégie

Publié le 25.08.2014 à 11h35

Mis à jour le 25.08.2014 à 11h35

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Le Club Med réévalue sa stratégie

Le positionnement haut de gamme du Club Méditerranée sur le segment luxe n’a pas fonctionné. La stratégie italienne d’Andrea Bonomi introduit la « premiumisation » et veut se recentrer sur la portion supérieure du marché de masse.

Le Club Med est né dans un contexte d’après-guerre où il fallait libérer l’individu de ses contraintes, lui permettre de revenir aux bonheurs originels. Le Club Med invente alors le concept des vacances « tout compris ». Gérard Blitz, le créateur du premier village, disait : « le but de la vie c’est d’être heureux. Le lieu pour être heureux c’est ici. Le moment pour être heureux c’est maintenant ».

 

A cette époque, ce nouveau concept de vacances s’adressait à tout le monde. Il s’agissait de proposer un mélange de simplicité et de convivialité pour créer du lien, au-delà des différences, dans une ambiance festive et sportive.

Le tournant des années 2000

Au début des années 2000, le Club Med possédait près de 180 villages, ils ne sont plus que 77 aujourd’hui. Quant à l’action de l’entreprise cotée à la Bourse de Paris, elle se situait autour des 130 euros, en 2013 elle plafonnait à 14 euros. Par conséquent, en douze ans, les pertes de l’entreprise ont dépassé 350 millions d’euros.

 

Pour de nombreux observateurs et experts qui mettent aujourd’hui l’échec de la stratégie du Club Med sur le compte d’une stratégie erronée, il s’agit d’une véritable catastrophe. En 2003, le Club Med, déjà en proie à des difficultés, change de direction et prend le pari d’un positionnement entièrement nouveau, il s’oriente vers le très haut de gamme et s’adresse désormais à une clientèle privilégiée à qui le club propose « l’incomparable ». Mais cette prise de risque n’a manifestement pas payé.

L’offre italienne d’Andrea Bonomi

L’offre italienne d’Andrea Bonomi veut se détacher de ce positionnement qui ne correspond pas à l’ADN de l’entreprise. Il prend ses distances avec la politique actuelle haut de gamme et rappelle dans sa stratégie que le premier village s’était installé en bord de mer au plus près de la nature dans des paysages extraordinaires.

 

Andrea Bonomi propose une stratégie de « premiumisation », il ne cible plus une élite mais le segment supérieur du marché de masse.

 

Le Club Med va rouvrir des clubs 3 Tridents et va fermer ses sites 5 Tridents au sein des villages.

Il s’agit d’une stratégie en phase avec l’ADN du Club et ses 50 ans d’histoire et de savoir-faire.