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Acquisition

Le cuisiniste Discac reprend la société de panneaux mélaminés AM2

Publié le 06.11.2014 à 16h00

Mis à jour le 06.11.2014 à 16h00

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Le cuisiniste Discac reprend la société de panneaux mélaminés AM2

L’entreprise bordelaise, qui emploie actuellement 110 salariés, réalise une opération stratégique pour son développement en rachetant la société AM2. Ce nouvel outil de production va permettre à Discac de donner une impulsion majeure à son activité. 

Le fabricant de panneaux mélaminés situé dans la Vienne est le dernier vestige du Groupe Roger, particulièrement prospère dans les années 70.  La force du spécialiste de la découpe de panneaux repose principalement sur la taille de son outil industriel qui s’étend sur 20 000 mètres carrés. 

Une acquisition synonyme de développement

Avec cette reprise, le fabricant de cuisines Discac compte donner une nouvelle ampleur à son activité et devenir un acteur incontournable de ce secteur industriel. Malgré un chiffre d’affaires relativement modeste à hauteur de 4 millions d’euros, AM2 dispose d’un atout crucial : son outil industriel de découpe de panneaux. Ce lieu de production, 10 fois plus grand que l’usine Discac de Saint-Loubès, va permettre au cuisiniste de s’affranchir de toute dépendance vis-à-vis de ses sous-traitants.

 

Le dirigeant de Discac, Cédric Gauchet, met ainsi son entreprise à l’abri d’un éventuel impact des difficultés de son fournisseur espagnol Finsa (fabrication des caissons de cuisine) : « si nous comptons bien continuer à travailler avec Finsa, une défaillance de sa part nous serait fatale. Mais l’acquisition d’AM2 nous permet de diversifier et donc de sécuriser nos approvisionnements avec une entreprise bien positionnée en prix ». 

Un outil industriel à optimiser

La société Discac, fondée en 1989, va devoir trouver des débouchés complémentaires pour sa nouvelle unité de production dont l’activité dépend actuellement pour moitié du groupe alsacien SALM (producteur des cuisines Schmidt).

 

S’il reconnaît avoir réalisé un rachat « intéressant » en termes de prix, Cédric Gauchet mesure néanmoins les risques de l’opération : « rachetée par un entrepreneur à la barre du tribunal il y a 5 ans, l’affaire a été maintenue à flots mais souffre d’un sous-investissement chronique. A tel point que je suis incapable de dire quelle est la réelle capacité de production ».

 

Cette acquisition et ses potentiels débouchés représentent un enjeu de taille pour Discac qui table sur une croissance de son chiffre d’affaires à 7% (17 millions d’euros).