|  

Résultats

Le groupe Air France KLM publie des résultats trimestriels en berne

Publié le 30.10.2014 à 14h26

Mis à jour le 30.10.2014 à 14h26

Par

Le groupe Air France KLM publie des résultats trimestriels en berne

Selon les chiffres rendus officiels mercredi par la compagnie aérienne, la grève des pilotes d’Air France a eu de colossales répercussions sur le chiffre d’affaires du 3ème trimestre. Le coût du conflit social est ainsi estimé à 330 millions d’euros sur le résultat d’exploitation.

Le groupe, qui a également pâti d’un contexte difficile dans le transport aérien, livre ici ses plus mauvais chiffres (sur la même période) depuis 2009. Afin d’endiguer cette dégradation, Air France KLM se dit prêt à réduire ses coûts.

Un conflit social lourd de conséquences financières

La grève de 14 jours des pilotes français a, pour la première fois, été chiffrée officiellement par la compagnie. Ce conflit social, sans précédent dans l’histoire du groupe, a réduit le chiffre d’affaires d’Air France KLM de 6,7%, le ramenant à 6,69 milliards d’euros. Le concurrent de la Lufthansa a vu son résultat net chuter de 32% suite au mouvement social contestant le projet de développement de la filiale lowcost Transavia France.

 

Selon la direction, les effets de cette grève se feront encore sentir au 4ème trimestre suite au retard des réservations mais aussi au contexte global du secteur. Le groupe table ainsi sur un impact négatif à hauteur de 500 millions d’euros concernant l’excédent brut d’exploitation 2014. 

Conjoncture défavorable

Ces résultats sont également la conséquence d’un environnement économique particulièrement délicat dans le secteur du transport aérien. L’offre supérieure à la demande pour des sièges en Asie et en Amérique du Nord tire les tarifs des vols vers le bas. De plus, l’atonie économique en zone euro durcit les rapports concurrentiels.

 

Malgré tout, Pierre-François Riolacci, Directeur Financier d’Air France KLM, dément les rumeurs de suppressions de postes et évoque de nouvelles perspectives « en adaptant les programmes d’investissement, en accélérant la réduction des coûts unitaires et en gérant de façon dynamique son portefeuille d’actifs ».