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Le groupe Bel ambitionne de peser 6 milliards d’euros dans 10 ans

Publié le 26.06.2015 à 10h33

Mis à jour le 26.06.2015 à 10h33

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Le groupe Bel ambitionne de peser 6 milliards d’euros dans 10 ans

L’entreprise familiale, notamment propriétaire des fromages La Vache qui rit, veut doubler de taille d’ici à 2025. Pour parvenir à atteindre son objectif d’un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros dans 10 ans (soit le double de ses résultats actuels), le groupe français accélère les investissements et cherche à conclure une acquisition aux Etats-Unis. 

Bel compte désormais se donner les moyens pour mettre en place une stratégie de long terme, malgré un exercice 2014 marqué par le recul de sa rentabilité. 

Une orientation nécessaire

En 2014, les ventes du fromager se sont élevées à 2,78 milliards d’euros, en hausse de 2,3% tandis que le résultat opérationnel du groupe affichait quant à lui un recul de 15% (à 199 millions d’euros). Le patron de Bel, Antoine Fiévet, est clair : « Nous devons retrouver des volumes, gagner en rentabilité et nous développer ». Pour atteindre ses objectifs, l’entreprise ne pourra pas faire l’impasse sur de nouvelles acquisitions.

 

Le groupe communique ainsi sur le sujet : « Dans l’immédiat, nous souhaitons plutôt faire une acquisition aux Etats-Unis. A moyen terme, en Afrique où nous réalisons déjà 12 % de nos ventes et à plus long terme, nous ne nous interdisons pas des acquisitions en Chine, en Inde ou en Amérique latine ». En rachetant des marques locales accessibles, Bel veut « capter la clientèle de la nouvelle classe moyenne riche de 1,5 milliard de nouveaux consommateurs en 2025 ». 

Succès commercial aux USA

Avec une croissance de ses ventes au 1er trimestre 2015 avoisinant les 30% sur le marché américain, Bel connaît un vrai succès commercial Outre-Atlantique. L’engouement des américains pour la vague du « snacking sain » a largement contribué au succès de La Vache qui Rit et du Mini Babybel, produits phares du groupe français.

 

En misant sur un développement aux USA, Bel compte rééquilibrer ses risques et compenser des résultats pouvant se révéler aléatoires dans les pays émergents. Le groupe a en effet souffert du Printemps Arabe et a notamment du fermer son usine syrienne pour réorienter sa production en Turquie et au Maroc. Mais la croissance du groupe semble repartir dans cette zone géographique avec, par exemple, une hausse de 20% en Irak (qui est le troisième marché pour le fromage Kiri), en Jordanie et au Liban (pour 2014). Néanmoins, Antoine Fiévet reste prudent : « Les marchés dans cette région du monde se retournent très vite. Les livraisons au Yémen sont difficiles en ce moment ».