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Le groupe français Bic reste confiant face à la crise en Grèce

Publié le 30.06.2015 à 11h08

Mis à jour le 30.06.2015 à 11h08

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Le groupe français Bic reste confiant face à la crise en Grèce

Le numéro deux mondial des rasoirs jetables est le premier exportateur de biens de consommation de Grèce. Présent dans le pays depuis quarante ans, Bic y possède d’ailleurs sa plus grande usine de rasoirs. A l’occasion de la visite sur place du Directeur Général du groupe, Mario Guevara, l’entreprise a réaffirmé sa sérénité face à la crise économique qui secoue la Grèce.  

Ainsi, Bic n’envisage pas de réduire le rythme de ses investissements en Grèce qui se sont déjà élevés à 100 millions d’euros ces 5 dernières années. 

Une activité enracinée localement 

A 25 km au sud d’Athènes, Bic a localisé sa plus grande usine de rasoirs ainsi que le centre R&D correspondant à cette activité. Le groupe, implanté en Grèce depuis 40 ans, est devenu le principal exportateur de biens de consommation depuis ce pays. Le marché des rasoirs est particulièrement dynamique et représente 19% du chiffre d’affaires total du groupe, en croissance de plus de 4% en 2014.

 

Depuis le début de la crise grecque, le groupe français, qui emploie 1 200 personnes sur place, a toujours su gérer et anticiper les risques. Dimitris Pissimissis, Directeur Industriel de la catégorie Rasage du groupe, indique d’ailleurs : « Nous n’avons pas perdu une seule heure de production ». Pour sécuriser son activité, Bic a mis en place une cellule de crise dès 2009, a accentué la surveillance de son site de production et a diversifié ses fournisseurs de matières premières. Le groupe a également revu sa gestion des stocks en privilégiant des expéditions directes aux Etats-Unis, 1er marché de Bic. 

Poursuite des investissements

Hier, en visite sur place, Mario Guevara a exprimé sa confiance malgré le difficile contexte qui sévit en Grèce : « Bic continuera à investir dans ses usines et ses talents. Nous sommes là sur le long terme malgré les défis économiques qui se posent aujourd’hui (…). Nous avons investi au cours des cinq dernières années dans cette usine près de 100 millions d’euros. Il n’y a pas de raison pour que nous ralentissions notre rythme d’investissements dans les 3 à 5 ans qui viennent ».

 

Même si le groupe reste vigilant quant à l’évolution de la situation, la sérénité semble de mise. Les salaires des 1 200 employés qui doivent être versés jeudi prochain ne sont pas remis en cause : « Nous nous préparons à transférer l’argent depuis notre banque en Grèce sur les comptes de nos employés. Nous n’avons aucune indication selon laquelle cela ne serait pas possible ».