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Acquisition

Le groupe français Kering cède sa filiale de vente à distance Daxon

Publié le 22.01.2015 à 14h23

Mis à jour le 22.01.2015 à 14h23

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Le groupe français Kering cède sa filiale de vente à distance Daxon

L’ex-PPR (Pinault Printemps La Redoute) vient de finaliser la vente de son entité Movitex (qui englobe les marques Daxon et Balsamik) à son dirigeant actuel, Jean-Joël Huber, pour 1 euro symbolique. Cette cession marque la fin des activités de VPC de Kering qui souhaite se recentrer sur le luxe et le lifestyle. 

Malgré le déclin de la vente par correspondance, les conditions financières favorables de cette transaction permettent au nouveau propriétaire de Daxon de viser un retour à l’équilibre pour 2017.

Recentrage d’activité

Après les cessions de La Redoute et de Somewhere, la vente de Movitex à son dirigeant (faute de repreneur) est le dernier volet d’une politique de recentrage choisie par Kering. En effet, le groupe français souhaite désormais se concentrer sur ses marques de luxe (Saint Laurent, Gucci…) et sur le secteur sport / lifestyle (Puma).

 

Contrairement à ce qui s’était passé pour La Redoute, la vente de Movitex s’est déroulée sans heurts, cette cession ayant reçu, à l’unanimité, l’avis favorable des représentants du personnel. La recapitalisation réalisée avant de finaliser cette transaction (dont le montant n’a pas été communiqué) devrait permettre à Movitex de faire face à ses pertes pendant deux ans tout en réalisant des investissements. 

Des perspectives favorables

C’est avec optimisme que le nouveau propriétaire de Movitex, Jean-Joël Huber, entame son plan de relance pour une entreprise qui doit faire face au déclin du secteur de la VPC. Pour retrouver l’équilibre et mettre fin à 4 ans de pertes, Movitex peut s’appuyer sur des conditions de cession très favorables.

 

Outre la recapitalisation, Kering a de plus effacé toutes les dettes de son ancienne filiale à son égard. L’objectif annoncé pour Movitex est de retrouver l’équilibre à l’horizon de 2017, avec une estimation de chiffre d’affaires à 120 millions d’euros. Le patron de Movitex a ainsi déclaré : « Ces conditions financières nous rendent très sereins sur l’avenir de nos deux marques ».