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Le groupe français Total résiste à la chute du prix du pétrole

Publié le 29.07.2015 à 11h31

Mis à jour le 29.07.2015 à 11h31

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Le groupe français Total résiste à la chute du prix du pétrole

C’est dans un contexte particulièrement morose pour le secteur pétrolier que Total a publié aujourd’hui ses résultats du deuxième trimestre 2015.  En effet, le prix du pétrole affiche actuellement un recul de 44%. Malgré cette baisse conséquente, le groupe pétrolier français parvient à résister et annonce un résultat net en retrait de 4%, à 2,97 milliards de dollars.

C’est grâce à une hausse de production, à des économies et à l’amélioration des marges du raffinage que Total a pu endiguer la chute des prix du pétrole et ainsi fortement réduire le recul de ses résultats.

Des prix en forte baisse

Le géant français du secteur pétrolier a publié ce matin un résultat net au deuxième trimestre 2015 en repli de 4%, à hauteur de 2,97 milliards d’euros. L’année dernière, à la même période, ce résultat était de 3,1 milliards d’euros alors que, dans le même temps, les prix du pétrole ont chuté de 44% en un an. 

 

La major parvient donc à résister à cette spectaculaire baisse des prix et affiche un résultat se situant au-dessus des attentes des analystes. Néanmoins, le résultat opérationnel du groupe affiche un recul de 27% (sur un an) à 4,06 milliards de dollars. Le chiffre d’affaires marque, quant à lui, une baisse de 29% et se situe à 44,72 milliards de dollars.

Des mesures adaptées à la situation

Pour faire face à ce contexte délicat, le pétrolier s’appuie sur une politique de réduction de coûts qui doit dépasser 1,2 milliard de dollars cette année. De plus, le groupe confirme « la baisse annoncée » d’au moins 10% de ses investissements qui s’établiront, cette année, entre 23 et 24 milliards de dollars. Total poursuit également un programme de cession d’actifs.

 

Mais le groupe, qui vise une « hausse de plus de 8% » de sa production moyenne, reste lucide sur la situation : « Si le prix moyen du pétrole brut s’est quelque peu redressé depuis le premier trimestre, à 61,9 dollars le baril de Brent de la mer du Nord, contre 53,9 dollars sur les trois premiers mois de l’année, il n’en reste pas moins en baisse de 44% par rapport au deuxième trimestre 2014, où il s’établissait à 109,7 dollars ».