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Le groupe Michelin investit pour réorienter son usine de Roanne

Publié le 21.05.2015 à 11h22

Mis à jour le 21.05.2015 à 11h22

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Le groupe Michelin investit pour réorienter son usine de Roanne

Le site Michelin de Roanne, menacé de restructuration et même de fermeture, va être l’objet d’un investissement estimé entre 80 et 100 millions d’euros d’ici 2019. Cette décision va permettre de pérenniser l’usine et de sauver les emplois. L’accord trouvé entre la direction et les syndicats a majoritairement été approuvé par les 830 salariés du site. 

La nouvelle orientation de l’usine sera désormais axée sur des pneumatiques à forte valeur ajoutée. En contrepartie, les syndicats ont accepté des évolutions concernant le travail du dimanche et la flexibilité de l’emploi. 

Une production haut de gamme

Les syndicats SUD, CFE-CGC et CFDT, en négociations depuis septembre, sont donc parvenus à persuader la direction de réaliser des investissements dans l’usine Michelin de Roanne. Désormais orienté vers les pneumatiques de 18 à 23 pouces, ce site risquait jusqu’alors une restructuration, voire une fermeture. Le Pacte d’avenir 2015-2019, qui prévoit des investissements à hauteur de 80 millions d’euros, va notamment servir à acquérir des dizaines de machines équipées du procédé C3M (pour la fabrication complète d’un pneu).

 

En passant à la production de produits très haut de gamme, cette usine Michelin se place sur une niche à forte valeur ajoutée, subissant moins de concurrence. Ces investissements de grande ampleur vont permettre à Roanne de devenir l’un des deux sites européens labellisés « ultra haute performance » par Michelin (avec Les Gravanches, près de Clermont-Ferrand). 

Flexibilité du travail

Ce Pacte d’avenir va assurer l’existence de 720 postes à temps plein en 2019. Dans une deuxième phase planifiée pour 2020, 80 emplois supplémentaires devraient être créés. La Direction de Michelin s’est également engagée à moderniser des espaces tels que les salles de pause, de restauration ou encore les vestiaires de l’usine construite il y a 40 ans.

 

De leur côté, les salariés du groupe ont accepté une organisation en 5X8 et un recours facilité au travail dominical. Ces mesures pourraient être également appliquées à La Roche-sur-Yon et à La Combaude, sites où des accords de compétitivité sont envisagés.