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Le Rodriguez Group placé en liquidation judiciaire

Publié le 05.08.2014 à 15h48

Mis à jour le 05.08.2014 à 15h48

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Le Rodriguez Group placé en liquidation judiciaire

Le tribunal de commerce de Cannes vient de prononcer la liquidation judiciaire du groupe Rodriguez, leader français du yacht de luxe.  

En redressement judiciaire depuis janvier, la société Rodriguez Group, fondée par Gérard Rodriguez en 1972, connaissait depuis quelques années d’importants problèmes financiers, noyé par une dette de près de 100 millions d'euros (96.5 millions) et un stock de bateaux d'occasion difficile à vendre.

 

Le groupe avait deux activités, la vente de bateaux neufs et d’occasions, d’où il tirait l’essentiel de son chiffre d’affaires, et une activité de services, en développement mais qui n’a pas suffi à le sortir d’affaire.

Une période d’observation qui n’a pas convaincu

En dépit de la prolongation de la période d’observation, le groupe Rodiguez, n’a pas réussi à convaincre les investisseurs.

 

Avec un chiffre d’affaires de 56,7 millions d’euros, en baisse de 27 %, accompagné d’une perte de 18,5 millions d’euros, la holding Rodriguez Group et sa filiale SNP Boat Service ne sont pas parvenues à tenir les engagements de son plan de sauvegarde de 2010.

Plombée par un stock de bateaux d’occasion

L’entreprise facilitait la reprise de bateaux d’occasion pour encourager les clients à acheter de nouveaux bateaux. A partir de 2007, le stock de bateaux d’occasion a augmenté mais les ventes de modèles neufs n’ont pas suivi. Plombé par une flotte de bateaux d’occasion difficiles à vendre, les difficultés du groupe se sont accumulées et ont fini par peser lourd dans les comptes.

 

Au premier semestre 2014, le chiffre d’affaires de 15,7 millions d’euros a chuté de 30% par rapport à la même période l’année précédente, compte tenu du ralentissement des ventes de bateaux neufs.

L’activité de services se portait bien

Le développement de l’activité de services (entretien, gestion de bateaux, charter, shipchandlers), stratégiques pour la fidélisation des clients, n’a pas été suffisant pour redresser la situation.

 

Par ailleurs, le groupe Rodriguez s’était diversifié dans le charter et le courtage avec sa filiale Camper & Nicholsons ; positionnée sur le marché américain, celle-ci n’est pas concernée par la liquidation et pourrait trouver un repreneur facilement.