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Politique

Le sommet du G20 mobilisé sur la croissance mondiale

Publié le 22.09.2014 à 10h47

Mis à jour le 22.09.2014 à 10h47

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Le sommet du G20 mobilisé sur la croissance mondiale

Les ministres des Finances des 20 pays les plus puissants au monde sont en ce moment réunis à Cairns, en Australie, pour le sommet du G20. Ils réfléchissent ensemble à l’adoption d'un gigantesque plan de croissance à l'échelle mondiale.

Le G20, qui se tient cette année à Cairns au nord-est de l’Australie, rassemble les ministres des finances et gouverneurs des banques centrales des nations du G20 en vue de discuter des réformes et de l'investissement. Il s’agit de réaliser 2% de PIB supplémentaire d’ici à 2018, soit 2 000 milliards de dollars de richesses supplémentaires.

900 plans de réformes pour doper le PIB mondiale

Les pays du G20, qui représentent 85% du commerce mondial et deux tiers de la population de la planète, se sont mis d'accord sur 900 mesures. Il s’agirait essentiellement d’investissements dans les infrastructures, de réformes financières et d’initiatives pour développer les échanges.

 

Plus de 900 plans de réformes ont été présentés pour stimuler la croissance mondiale de 2 % d'ici à cinq ans, les pays du G20 cherchent à créer 2 000 milliards de dollars de richesses supplémentaires. Toutefois, selon les estimations du FMI, les réformes annoncées depuis le début du G20 sont principalement des réformes structurelles ou des projets d'investissements publics et privés qui déboucheront plutôt sur 1,8 % de croissance supplémentaire sur 4 ans (1 800 milliards de dollars (1 400 milliards d'euros) de richesses supplémentaires).

 

A l'issue de l’une des réunions, Christine Lagarde, directrice du FMI, a expliqué qu’il « est essentiel, en ce moment, de promouvoir des réformes pour soutenir la croissance et l'emploi, alors que la reprise mondiale s'essouffle, en raison des tensions géopolitiques et des risques de turbulences sur les marchés financiers».

La zone euro reste préoccupante

Le ministre américain au Trésor, Jack Lew, a quant à lui souligné les progrès, tout en indiquant être préoccupé par la situation de la zone euro et l’Asie du sud-est. Il a d’ailleurs déclaré « à la lumière de ces défis à l'économie mondiale, le G20 a insisté sur l'importance de soutien immédiat à la création d'emplois, à la croissance, à la mise en œuvre de stratégies fiscales flexibles pour soutenir la demande ».

 

Le ministre des finances australien Joe Hockey, qui présidait la réunion, a ajouté que « les nombreuses décisions et initiatives pour faire avancer l'économie étaient difficiles. Mais nous sommes déterminés à augmenter la croissance, et les pays sont prêts à utiliser tous les leviers macroéconomiques, monétaires, fiscaux et mesures structurelles pour relever le défi ».

 

L’ensemble des ministres présents au G20 se sont mis d'accord pour « améliorer la qualité des investissements, en particulier dans les infrastructures », rappelant dans un communiqué que « l'investissement est primordial pour accroître la demande et augmenter la croissance ».

 

Michel Sapin, le ministre des Finances, a quant à lui rappelé certaines grandes priorités pour l’ensemble des pays du G20. Il s’agit du renforcement de la transparence pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscale et de l'optimisation fiscale qui permet aux multinationales de payer le moins d'impôts possible.