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Les camemberts Gillot rejoignent le mouvement des Gueules cassées

Publié le 12.08.2015 à 0h46

Mis à jour le 12.08.2015 à 0h46

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Les camemberts Gillot rejoignent le mouvement des Gueules cassées

Afin de lutter contre le gaspillage mais aussi pour valoriser ses produits déclassés de l’appellation AOP de Normandie, les camemberts Gillot rejoignent Les Gueules Cassées. Ce regroupement de producteurs, de fabricants et d’artisans leur permet de commercialiser des produits qui n’auraient pas pu rejoindre les étals selon les cahiers des charges habituels.

Les camemberts de la fromagerie de l’Orne dont la forme ou le poids ne correspondent pas aux critères l’AOP pourront être vendus en supermarché à des prix moins chers.

Valorisation de produits déclassés

A l’image des « fruits et des légumes moches », « Les Gueules Cassées » correspondent à une appellation qui permet aux producteurs de lutter contre le gaspillage alimentaire tout en valorisant tout un pan de leur production qui n’aurait pas pu être commercialisé. Les camemberts Gillot, fabriqués dans une fromagerie de l’Orne située à Saint-Hilaire-de-Briouze, rejoignent donc ce groupement afin de vendre, à prix réduits, les fromages ne répondant pas à l’AOP (appellation d’origine contrôlée) de Normandie.

 

Emilie Fléchard, Directrice adjointe de la fromagerie Gillot, explique la démarche : « 10% de notre production est déjà déclassée en deuxième choix afin d’apporter aux consommateurs des produits de qualité irréprochable. Le concept des Gueules Cassées est intéressant, car il apporte une dimension positive aux produits déclassés ».

Des produits vendus moins chers

La fromagerie, créée en 1912, emploie 160 salariés et mène son activité de manière traditionnelle. Elle produit annuellement 3 500 tonnes de fromages dont 1 700 tonnes de camemberts Gillot AOP. Pour répondre au cahier des charges, les camemberts pesant moins de 250 grammes ou ne présentant pas une croûte homogène et lisse sont exclus de l’appellation.

 

Ces fromages sont vendus 30% moins cher que le prix standard (soit, par exemple, 2 euros pièce chez Carrefour). Les produits déclassés mais qui restent parfaitement consommables représentent 30% du gaspillage alimentaire annuel. Selon le mouvement, ce serait ainsi 17 millions de tonnes de produits qui ne seraient pas consommés en France.