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Les émoticônes créés par la start-up Feeligo séduisent les marques

Publié le 11.08.2015 à 10h41

Mis à jour le 11.08.2015 à 10h41

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Les émoticônes créés par la start-up Feeligo séduisent les marques

Désormais sur Internet, il est devenu très simple de bloquer des bannières promotionnelles et d’ignorer des vidéos publicitaires. Afin de contourner ces obstacles, les marques n’hésitent plus à détourner les codes et à utiliser des émoticônes afin de regagner en visibilité auprès des consommateurs internautes. Dans ce secteur d’activité, une start-up parisienne, Feeligo, s’est imposée auprès des plus grandes entreprises.

Les marques n’hésitent plus à utiliser ces nouveaux procédés de communication innovants qui ont également pour avantage de représenter des budgets beaucoup moins importants que les campagnes publicitaires traditionnelles.

Une communication efficace

Par ses solutions innovantes et peu coûteuses, la start-up parisienne Feeligo a su séduire d’importants groupes. Des marques telles que Duracell, La Poste ou Disney ont fait appel à cette jeune entreprise pour créer des émoticônes sponsorisés aussi appelés « brand stickers ». En parallèle de son application StickerPicker pour envoyer des figurines sur les messageries, l’entreprise a également conclu des partenariats avec des sites regroupant d’importantes communautés sur leurs forums tels que M6 Web ou encore Auféminin.

 

Illustration de la force de frappe de cette communication, l’emoji du lapin Duracell a ainsi été partagé plus de 20 millions de fois l’hiver dernier. David Bonapersona, le cofondateur de Feeligo, souligne également l’avantage économique qu’ont les marques à opter pour ces vecteurs originaux : « En fonction de la cible souhaitée, ça va de 20 000 à 100 000 euros ». 

Une alternative à la publicité traditionnelle

De grandes institutions telles que La Poste n’hésitent plus à avoir recours à ce type de communication. Ainsi, en avril dernier, ce concept a été testé autour d’un nouveau service de création de timbres personnalisés. Rassem Belhouadjeb, au marketing numérique de La Poste, explique : « Le but était de donner de la visibilité à l’opération, et avec plus de 9 millions d’impressions (nombre de fois où les dessins ont été vus), on a multiplié par huit l’objectif ».

 

Selon Marie Dollé, de Kantar Media, « les utilisateurs sont saturés de publicité sur tous les supports. Là, on ne les agresse pas, ce n’est pas intrusif. On leur met à disposition des outils ludiques et ils peuvent choisir de les utiliser ou pas. Cela contribue à faire que l’on aime la marque et qu’on la partage dans ses conversations ».