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Les promesses de l’énergie éolienne en France

Publié le 16.03.2016 à 8h00

Mis à jour le 16.03.2016 à 8h00

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Les promesses de l’énergie éolienne en France

En France, la production éolienne terrestre a atteint 10,4 Gigawatts en 2015. Elle devrait atteindre 17 Gigawatts en 2020. De son côté, la filière maritime de l’éolien devrait créer plus de 8 000 emplois. Des projets de parcs éoliens naissent en France, stimulés en partie par d’importants appels d’offres et des mesures gouvernementales de simplification.

L’éolien est aujourd’hui la troisième source de production d’énergie en Europe, derrière le gaz et le charbon. Cette énergie renouvelable représente près de 16 % de l’énergie produite en Europe. Si l’Allemagne  arrive en première place avec ses 45 Gigawatts produits par l’éolien, la Norvège compte installer le plus grand champ éolien d’Europe. Au Danemark, l’énergie éolienne a représenté 42,1% de la consommation électrique en 2015.

Le parc éolien français en croissance depuis 2014

Selon Frédéric Lanoë, président de France Energie Eolienne (FEE), la filière éolienne se stabilise en France : « Nous avions eu un rebond en 2014 avec 1 042 Mégawatts installés, en 2015 nous avons raccordé 1 073 Mégawatts ».

 

En 2015, un total de 10,4 Gigawatts ont ainsi été produits par l’éolien terrestre français. L’éolien terrestre français devrait de plus atteindre 17 Gigawatts en 2020, selon le leader des études sectorielles Xerfi. « La croissance du parc éolien français a retrouvé de l'allant depuis 2014. Une dynamique qui se poursuivra ces prochaines années, à la faveur des nouvelles mesures de simplification, du maintien des tarifs d'achat au moins jusqu'en 2018, des financements plus accessibles et du rendement accru des nouvelles éoliennes », explique Xerfi. En effet, il est prévu « au moins 1 100-1 200 Mégawatts en 2016 grâce aux mesures de simplification prises par le gouvernement », indique Sonia Lioret, directrice générale de France Energie Eolienne. La loi décrétait jusqu’en 2014 la présence d'au moins cinq turbines par ferme éolienne. Elle ralentissait l’installation de nouvelles éoliennes  et a été supprimée en 2014.

 

Pour l’éolien en mer, les prévisions tablent sur 2018 pour « l’installation des premières éoliennes au large des côtes françaises ». Cette filière industrielle devrait ainsi créer « plus de 8 000 emplois ».

Des projets qui pourront atteindre 1,8 milliard d’euros d’investissement

Les investissements pourront aller jusqu’à 1,8 milliard d’euros cette année, selon FFE. Frédéric Lanoë espère que le troisième appel d'offres offshore, promettant une production de 3 000 Mégawatts et qui était au départ prévu pour 2015, sera lancé avant 2017. En 2012, EDF et Iberdrola ont remporté le premier appel d’offres qui portait sur le déploiement de près de 2 000 Mégawatts d’éoliennes en Pays de la Loire, Bretagne, Basse-Normandie et Haute- Normandie. En mai 2014, c’est Engie qui a remporté un appel d'offres de quatre milliards d'euros pour mettre en place quelque 200 éoliennes au large des côtes françaises pour une capacité de 1 000 Mégawatts.

 

General Electric et Velocita Energies ont aussi signé un contrat pour développer mutuellement le parc éolien « Les Dames du Doubs », en Franche-Comté. Le programme consistera en la construction et l’installation de 43 éoliennes, avec une capacité totale de 120 mégawatts. Les 43 éoliennes devraient être construites au second semestre 2016, selon la GE Renewable Energy, la branche énergies renouvelables de General Electric. La première phase d’exploitation commerciale est prévue pour 2017.