|  

Acquisition

Négociations dans le marché du mareyage entre Mariteam et Océalliance

Publié le 28.05.2015 à 14h17

Mis à jour le 28.05.2015 à 14h17

Par

Négociations dans le marché du mareyage entre Mariteam et Océalliance

Un nouveau leadership est en vue dans le secteur du mareyage. Mariteam et Océalliance, les deux acteurs majeurs du marché des produits de la mer, ont entamé des négociations exclusives dans la perspective d’une fusion. Cette alliance pourrait donner le jour au plus important groupe français de débarquement de poissons frais dans les criées. 

Une fois créée, cette nouvelle entité aura le contrôle de 15 à 20% du marché.

Position stratégique 

Le réseau d’entreprises Océalliance, dont le port d’attache se trouve au Guilvinec dans le Finistère, et le groupe Mariteam, localisé à Lormont en Gironde, sont entrés en négociations exclusives. L’objectif est de créer le nouveau leader européen pour le mareyage des produits de la mer. Cette fusion leur donnerait une position majeure dans les criées françaises.

 

Jean-Louis Grevet, Président de Perceva (le fonds d’investissement actionnaire majoritaire de Mariteam), déclare : « Nous serons de loin le premier acheteur de poissons en criée en France. (…) L’enjeu est de développer le chiffre d’affaires. Le niveau de marge est déjà bon. Nous avons des projets de croissance ambitieux, à la fois en France et à l’export, et réfléchissons à améliorer nos sources d’approvisionnement, notamment en Méditerranée où nous ne sommes pas ». 

Un acteur incontournable dans la filière d’approvisionnement

La fusion d’Océalliance et de Mariteam (qui sont deux sociétés de poids équivalent) va générer un groupe au chiffre d’affaires de 170 millions d’euros, avec une marge d’exploitation allant de 4 à 5% du chiffre d’affaires.

 

Perceva, qui devrait détenir à terme 90% du capital global de la nouvelle structure, envisage également le rachat de petits mareyeurs locaux, axe essentiel pour développer la filière de l’approvisionnement en poisson frais. Jean-Louis Grevet explique : « Le cas d’Intermarché a valeur d’exemple. En tant que distributeur, il est le seul à avoir totalement intégré la filière, de la pêche jusqu’à la surface de vente ».