|  

Emploi

Nouveau plan de départs volontaires pour la compagnie Air France-KLM

Publié le 23.01.2015 à 14h29

Mis à jour le 23.01.2015 à 14h29

Par

Nouveau plan de départs volontaires pour la compagnie Air France-KLM

La direction d’Air France-KLM a annoncé hier la mise en place d’un nouveau plan de départs volontaires lors d’un CCE (comité central d’entreprise). Cette réduction de personnel devrait concerner 300 stewards et hôtesses ainsi que 500 employés au sol. Ces deux dernières années, la compagnie aérienne avait déjà effectué de nombreuses suppressions de postes. 

Un CCE extraordinaire devrait avoir lieu le 5 février prochain. Après 3 ans de gel des salaires, la direction du groupe devrait également prendre des mesures de modération salariale et évoquer la réduction de croissance de sa flotte d’avions. 

Une nouvelle vague de départs

Initié par Alexandre de Juniac, PDG d’Air France-KLM, le Plan Transform prévoyait au départ 5 000 suppressions de poste. En raison des difficultés rencontrées par la compagnie, une autre vague de réduction d’effectifs (3 000 postes) avait été décidée en 2013. Avec ce nouveau plan de départs volontaires, la direction d’Air France durcit encore une fois sa politique sociale.

 

En décembre 2014, le groupe avait d’ailleurs lancé un avertissement sur résultats en indiquant que la situation créée par un « contexte concurrentiel dégradé » nécessitait de passer par un « volet de réduction des coûts et un volet de réduction des investissements ». 

Un contexte économique difficile

Lors de la présentation du plan Perform 2020, dont l’objectif est de booster la compétitivité de la compagnie aérienne, Alexandre de Juniac avait envisagé la possibilité de coupes dans certaines activités d’Air France-KLM afin de faire face à la « baisse de la recette unitaire ».

 

En effet, au sein d’un contexte économique difficile, le groupe doit notamment affronter la concurrence des transporteurs asiatiques et des compagnies du Golfe. De plus, Air France-KLM va devoir baisser le prix de ses billets d’avion afin de répercuter la baisse du prix des carburants. Ces conditions vont également pousser la compagnie à fermer les « lignes non rentables ». De son côté, ADP (Aéroports de Paris) devra également « faire des efforts ».