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Acquisition

Offre de reprise validée pour le volailler breton Tilly-Sabco

Publié le 08.12.2014 à 17h19

Mis à jour le 08.12.2014 à 17h19

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Offre de reprise validée pour le volailler breton Tilly-Sabco

Deux mois après son placement en redressement judiciaire, Tilly-Sabco prend un nouveau départ grâce à la validation de l’une des quatre offres de reprise qui avaient été déposées au tribunal. Sauvé de la faillite, le volailler breton, qui souhaite désormais se consacrer à la production de poulets nourris aux algues, va pouvoir maintenir 202 postes sur les 326 que compte l’entreprise française. 

Le gouvernement a salué cette nouvelle en soulignant l’importance du maintien de l’activité de cet abattoir, crucial pour l’ensemble de la filière avicole finistérienne. 

Une nouvelle entité

C’est une offre de reprise conjointe provenant de la PME Olmix, de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Morlaix et du groupe britannique MS Food, qu’a validé le Tribunal de Commerce de Brest. Ce nouveau projet, qui avait bénéficié de l’appui du comité d’entreprise de Tilly-Sabco, se construit autour de la création d’une société au capital de 1,5 millions d’euros et de l’injection de 2,5 millions d’euros sous forme d’accords de crédits.

 

L’avocat Frédéric Broud, conseil de Tilly-Sabco, indique : « c’est un grand soulagement en raison du nombre d’emplois sauvés. Nous sommes satisfaits qu’un projet, porté par des acteurs locaux, à forte composante technologique, ait pu émerger. C’est une sortie par le haut ». 

Un positionnement porteur 

Tilly-Sabco semble voir les difficultés s’éloigner après une période particulièrement critique. Comme son concurrent, le groupe Doux, le volailler breton avait beaucoup souffert de la fin des restitutions européennes en juillet 2013 et de la concurrence des volaillers brésiliens.

 

Pour retrouver le chemin de la croissance et du développement, Tilly-Sabco se tourne vers les volailles nourries aux algues, au fort potentiel à l’export. Ce positionnement va permettre à l’entreprise de trouver de nouveaux débouchés, notamment sur le marché asiatique. L’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires de 70 à 100 millions d’euros d’ici 5 ans.