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Orange renonce à Bouygues Telecom

Publié le 03.07.2014 à 10h27

Mis à jour le 03.07.2014 à 10h27

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Orange renonce à Bouygues Telecom

Candidat au rachat de Bouygues Telecom en avril dernier, Orange vient d’annoncer dans un communiqué que « les conditions que le groupe avait fixées ne sont pas réunies aujourd’hui pour y donner suite ». Bouygues demandait au moins 8 milliards d’euros pour sa filiale télécom alors qu’elle n’est estimée qu’a 6 milliards.

A la suite de longues tergiversations, Orange a finalement renoncé à racheter Bouygues Telecom. L’opérateur historique français, détenu à 27 % par l’Etat,  précise qu’il « a exploré les possibilités de participer à une opération de consolidation du marché français des télécommunications » mais les négociations n’ont pas abouti. Il n’y aura donc pas de « cuisine à trois » en vue pour Orange, Free et Bouygues Telecom.

Phase de réduction des coûts pour Orange

Certains se demandent si Orange avait un projet stratégique de reprise « tenant la route » et surtout comment il aurait pu intégrer les 9000 salariés de Bouygues alors qu’il est lui-même en pleine phase de réduction de coûts. Les analystes financiers, y voient « peu ou pas de logique industrielle », expliquant qu’Orange aurait été contraint de vendre trop d’actifs, prenant trop de risques dans cette opération.

 

Quant aux indicateurs boursiers, hier à Paris, les cours des opérateurs télécoms ont chuté alors que tout le monde anticipait une amélioration des marges du secteur grâce à la disparition d’un concurrent.

Orange et Free n’ont pas pu se mettre d’accord

Orange n’a pas voulu supporter le fardeau de la « réparation du marché » à n’importe quel prix, en précisant qu’il « n’a pas pour vocation d’être le super régulateur du marché ». Free a quant à lui considéré le montant de 8 milliards d’euros demandé par Martin Bouygues trop élevé.

 

Les deux opérateurs n’ont finalement pas réussi à se mettre d’accord sur le partage des actifs de Bouygues Telecom. Free n’a cependant pas dit son dernier mot et un retour à la table des négociations n’est pas exclu.