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Economie

Qui va profiter de la baisse de l'euro ?

Publié le 26.08.2014 à 16h09

Mis à jour le 26.08.2014 à 16h09

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Qui va profiter de la baisse de l'euro ?

Depuis le début de l’année, l’euro a perdu 4% face au dollar. Lundi 25 août, la monnaie unique est tombée sous 1,32 dollar. Il semblerait que ce soit une bonne nouvelle pour les entreprises exportatrices qui étaient pénalisées par la force de l’euro depuis un an.

Dans les prochains mois, les entreprises européennes peuvent espérer un rebond de leurs profits grâce à la baisse de l’euro face au dollar.

Les banques centrales européennes restent pessimistes

L’affaiblissement de la croissance en Europe et la faiblesse des taux d’intérêt vont avoir un impact sur l’euro alors qu’en ce moment le dollar est stimulé par la reprise économique et la hausse annoncée des taux d’intérêts aux Etats-Unis.

 

Quant aux banques centrales européennes, elles confirment la baisse de la monnaie unique, qui s’est repliée face au dollar, à la livre, au yen et au franc suisse depuis le début de l’année. Hugues Aurousseau, directeur général délégué de Cogefi Gestion, estime que le recul de l’euro va se poursuivre et que nous n’en sommes qu’à « la moitié du chemin».

La baisse de l’euro agira sur la compétitivité des entreprises exportatrices

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les entreprises européennes exportatrices pénalisées ces dernières années par un euro fort.  Elles souffraient de la parité euro/dollar qui pesait sur leurs ventes en dollars et émoussait leur compétitivité.

 

Emmanuel Chapuis, gérant d’actions chez Oddo AM, souligne que la baisse de l’euro « peut entraîner un bond de 15 % à 20 % des bénéfices pour les entreprises européennes, même si l'impact n'est pas toujours instantané, puisque les grands groupes ont en général des couvertures de change».

Les secteurs du luxe et de l’aéronautique en tireront le meilleur parti

Les deux secteurs qui bénéficieront de la baisse de l’euro en Europe sont le luxe et l’aéronautique.

 

Emmanuel Chapuis prend l’exemple d’Airbus et Zodiac et ajoute qu’avec « leurs coûts en euros et leurs ventes en dollars, Airbus ou Zodiac sont très bien placés pour profiter d'un dollar plus fort ».

 

Marc Favard, directeur général d'Amilton AM, prend l’exemple de Publicis « qui réalise 48 % de son chiffre d'affaires aux États-Unis, et va donc profiter de la baisse de l'euro ». Il poursuit que le phénomène va s’étendre au secteur de l’automobile où « Fiat et Mercedes (Daimler) sont aussi très exposés, avec respectivement 56 % et 32 % de leur chiffre d'affaires réalisé outre-Atlantique ».

 

Hugues Aurousseau, quant à lui, rappelle que les entreprises comme l’Oréal, Nestlé, Novartis, Roche, Sanofi, STMicroelectonics ou Dassault Systèmes figurent en bonne place pour renforcer leurs positions grâce à une baisse de l’euro.