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Acquisition

Rejet des offres de reprise pour la SNCM, nouvel appel d’offres prévu

Publié le 11.06.2015 à 11h05

Mis à jour le 11.06.2015 à 11h05

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Rejet des offres de reprise pour la SNCM, nouvel appel d’offres prévu

La compagnie française de navigation maritime SNCM, placée en redressement judiciaire depuis novembre 2014, devra encore attendre quelques mois supplémentaires pour être fixée sur son sort. En effet, le Tribunal de Commerce de Marseille a décidé de rejeter les trois offres de reprise présentées et a demandé la mise en place d’un nouvel appel d’offre pour le mois de septembre. 

Malgré cette situation en suspens qui entraîne un manque de visibilité quant à l’avenir de la compagnie, la SNCM espère faire le plein de réservations durant la période estivale.

Report de l’échéance

Le sort de la Société Nationale Corse Méditerranée est finalement repoussé à la rentrée, suite à la décision du Tribunal de Commerce de Marseille. Les trois offres de reprises ont été rejetées et la justice a choisi d’ordonner un nouvel appel d’offre pour le mois de septembre. Le report de l’échéance pour l’entreprise actuellement en redressement judiciaire a été justifié par le fait qu’ « aucune offre ne présente de garanties sérieuses de viabilité économique, la pérennité de l’ensemble cédé ne paraissant pas assurée ».

 

Les actionnaires de la SNCM, les salariés de la compagnie ainsi que les candidats à la reprise devront donc attendre le 25 septembre 2015, date à laquelle aura lieu l’audience permettant d’examiner les offres de reprise recensées par les administrateurs judiciaires chargés de ce nouvel appel d’offres. 

Incertitudes sur l’avenir de la compagnie

Ce report pourrait permettre à de nouveaux candidats de se faire connaître. Ainsi, STEF, la maison mère de la Méridionale (CMN), pourrait se révéler intéressée par la reprise de la compagnie. L’une des filiales de ce groupe, qui assure déjà avec la SNCM des liaisons vers la Corse, avait réclamé un renvoi à fin septembre.

 

De son côté, Transdev, principal actionnaire de la SNCM, craint que ce report d’échéance n’ait pour conséquence la liquidation totale de la compagnie maritime. En effet, la Commission Européenne avait indiqué la nécessité d’une décision rapide afin que la SNCM puisse bénéficier de la suspension du remboursement des 600 millions d’euros d’aides illégales. Suite au rejet des appels d’offres, cette instance a annoncé qu’elle allait « analyser les conséquences de la décision du Tribunal ».