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Economie

Selon l’INSEE, les investissements industriels repartent à la hausse

Publié le 07.05.2015 à 14h29

Mis à jour le 07.05.2015 à 14h29

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Selon l’INSEE, les investissements industriels repartent à la hausse

L’institut National de la Statistique et des Etudes Economiques annonce des signes encourageants qui témoignent de la reprise économique en France. Ainsi, selon l’INSEE, les chefs d’entreprise sont prêts à réaliser des investissements pour renouveler leurs équipements industriels. Cette dynamique favorable concerne presque tous les grands secteurs d’activité. 

En revanche, les investissements concernant le lancement de nouveautés et le développement de la capacité de production semblent plus modérés. 

Une hausse dans de nombreux secteurs d’activité

Pour soutenir la reprise économique, les entreprises françaises semblent prêtes à retrouver le chemin de l’investissement industriel. En hausse de 2% durant l’année 2014, les investissements réalisés dans les industries manufacturières devraient cette fois augmenter de 7% sur 2015 selon l’INSEE. Cette progression laisse à penser que les chefs d’entreprise anticipent une reprise économique durable.

 

Cette hausse des investissements visant à renouveler l’outil industriel touche tous les grands secteurs, hormis le domaine des biens d’équipements (à -2 points). L’agroalimentaire et le secteur de la fabrication des matériels de transport, par exemple, affichent des prévisions en forte augmentation (respectivement à +4 et +9 points). 

Renouvellement de l’outil industriel

Ces investissements traduisent un réel rebond pour de nombreux secteurs d’activité comme l’illustre notamment le marché des véhicules poids lourds, en panne depuis 3 ans, et qui voit ses commandes relancées. Ainsi, les acteurs de cette industrie prévoient la production de 41000 unités en 2015 contre 38000 en 2014.

 

Ces signaux positifs sont néanmoins à pondérer en raison de la nature de ces investissements. En effet, pour de nombreux groupes, il s’agit de moderniser un équipement vieillissant et de remplacer un matériel déclassé, car la crise a obligé les entreprises à repousser des dépenses initialement prévues pour 2014. De plus, ces investissements ne semblent pas encore concerner l’extension des capacités de production et la mise en place de nouveaux produits.