|  

Emploi

Suppressions de postes annoncées par le groupe de mode enfant Zannier

Publié le 01.12.2014 à 15h00

Mis à jour le 01.12.2014 à 15h00

Par

Suppressions de postes annoncées par le groupe de mode enfant Zannier

Seulement 6 mois après avoir procédé à un recentrage de son activité autour de la mode enfant en se séparant de ses marques adultes, le groupe Zannier annonce désormais la suppression de 10% de ses effectifs. Le leader français du prêt-à-porter enfant souffre d’une concurrence féroce dans ce secteur qui voit l’émergence de marques low-cost particulièrement dynamiques. 

Outre les suppressions de postes, le plan de réorganisation annoncé par le groupe textile devrait se baser sur des fermetures de magasins (projet encore à l’étude) et le rapprochement de certaines de ses marques. 

De nouveaux modes de consommation

Le groupe Zannier, créé en 1962 à Saint Chamond dans la Loire, englobe des enseignes telles que Catimini ou Z Génération. Il doit désormais faire face à l’arrivée de marques étrangères sur le territoire français, qui cassent les prix dans le secteur de la mode enfant (comme l’irlandais Primark).

 

Evelyne Chabalier, responsable des études à l’IFM (Institut Français de la Mode), analyse ainsi l’évolution du secteur : « il y a aujourd’hui pléthore d’acteurs sur ce marché qui, malgré une démographie favorable, manque de dynamisme. Avec la crise, des modes alternatifs de consommation se sont aussi développés, comme le troc de vêtements, ou les achats d’occasion ».

Conséquences sur l’emploi

Le plan de sauvegarde de l’emploi annoncé par l’entreprise Zannier (dont les ventes en 2013 s’élevaient à 417 millions d’euros) concerne 200 des 2 000 salariés du groupe de prêt-à-porter. Ces suppressions de postes devraient intervenir dans certains des 802 magasins du réseau mais aussi au siège du groupe. Dans un communiqué, la direction évoque également des « investissements ciblés ».

 

Avec cette réorganisation, le groupe Zannier tente de répondre aux offres de ses concurrents, comme Kiabi Kids ou Okaïdi-Obaïbi (ÏDGroup), qui ont su faire preuve de réactivité et de créativité pour rester visibles dans un contexte économique difficile. Ainsi, selon l’IFM, la carte club Orchestra, qui offre des réductions toute l’année, a été « un véritable booster sur ce marché très sensible à la promotion ». L’enseigne a d’ailleurs vu une augmentation de ses ventes en 2013 à hauteur de 15%.