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Cession

Tarkett prépare la cession de son usine de Cuzorn

Publié le 19.09.2014 à 14h00

Mis à jour le 19.09.2014 à 14h00

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Tarkett prépare la cession de son usine de Cuzorn

La multinationale Tarkett vient de présenter au personnel de son usine de Cuzorn dans le Lot-et-Garonne son projet de cession d’activité. Près de120 emplois seraient menacés dans un département déjà fortement touché par la désindustrialisation.

Tarkett, multinationale spécialisée dans le développement, la fabrication et la commercialisation de revêtements de sol, a repris en 2011 les Parquets Marty, alors en situation de redressement judiciaire. Ce fut un soulagement à Cuzorn, dans le Lot-et-Garonne. Trois ans plus tard, n’ayant pas réussi à redresser l’usine de parquet, le groupe tente de trouver un repreneur pour éviter de fermer l’usine, qui emploie 120 salariés.

Le marché du revêtement de sol en difficulté

Tarkett, qui figure parmi les leaders mondiaux du revêtement de sol et surfaces de sports, emploie 11 000 salariés et possède déjà des usines de parquet en Pologne, en Suède et en Serbie. L’entreprise comptait attaquer le marché du sud de l’Europe avec le rachat de l’usine Marty dans le Lot-et-Garonne, cependant, le marché du parquet en France, très dépendant de l’immobilier et du BTP, n'a eu de cesse de se dégrader, accusant une baisse d'environ 20% de 2010 à 2013.

 

Tarkett n’a pas d’autre solution que de céder l’entreprise. Tout en étant soutenue par son actionnaire qui déclare avoir injecté 18 millions d’euros depuis trois ans, l’usine, qui réalise un chiffre d’affaires d’environ 10 millions d’euros, a continué à perdre de l’argent. Le DRH du groupe, Vincent Lecerf, assure que « cette cession n’a rien à voir avec une quelconque délocalisation. Chacune de ces usines n’a vocation à servir qu’un marché local ».

 

Quant à Didier Caminade, le maire de Cuzorn, qui suit le dossier de très près, il explique que « le marché est sans doute très difficile, mais le fait d’avoir transféré 12 commerciaux au siège de Nanterre n’a pas arrangé les choses. Et l’usine, qui produisait encore 600 000 m2 de parquet, n’en fait plus que 200 000 » aujourd’hui.

Les repreneurs potentiels

Vincent Lecerf indique par ailleurs que le groupe a « fait preuve de beaucoup de souplesse y compris en termes d’accompagnement et de financement. Deux candidats semblent ne pas avoir refermé le dossier sans avoir pourtant encore signé de lettre d’intention ».

 

Il semblerait que le département du Lot-et-Garonne, en pleine désindustrialisation, pourrait être à nouveau frappé par une autre catastrophe industrielle, avec la fermeture d’un autre site, celui de Metaltemple à Fumel, près de Cuzorn, qui a été mis en redressement judicaire il y a un an.