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Total accuse une baisse de 10% de sa production au second trimestre

Publié le 31.07.2014 à 16h38

Mis à jour le 31.07.2014 à 16h38

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Total accuse une baisse de 10% de sa production au second trimestre

Au second semestre, la production d’hydrocarbure du groupe Total a reculé de 10%. Les raisons de cette baisse sont dues à l’expiration de la concession à Abu Dhabi et à de faibles marges de raffinage.

Total accuse une forte baisse de ses résultats au second semestre. La compagnie pétrolière française vient de publier un bénéfice net en repli de 8%, à hauteur de 3,1 milliards de dollars. L’activité de Total au premier semestre s’était élevée à 123,2 milliards de dollars, en repli de 1%.

De faibles marges de raffinage

Le groupe Total s’attendait à une baisse de ses résultats au deuxième trimestre, affecté par une forte baisse de la production d’hydrocarbures et des marges de raffinage particulièrement faibles sur la période. Total a annoncé une production de 2 054 barils par jour entre avril et juin, soit 10% de moins que sur la même période l’année dernière.

 

Le directeur financier, Patrick de La Chevardière, a expliqué en présentant ces résultats  qu’il « s’agissait d’un point bas historique ». Le bénéfice net a baissé de 12% à 3,2 milliards de dollars.

Expiration du droit d’exploiter la concession a Abu Dhabi

La baisse de la production est aussi due à de nombreux arrêts de maintenance en mer du Nord, au Nigeria et en Thaïlande.

 

Le groupe français a par ailleurs souffert de l’expiration de la concession d’Abu Dhabi qui lui fournissait 6,5% de sa production totale.

 

Enfin, le projet géant du Kashagan, au Kazakhstan, a été arrêté pour défauts de canalisations. La production arrêtée en septembre 2013 ne reprendra pas avant 2 ans, ce qui va coûter à Total 1 milliard de dollars l’an prochain.

« Des tensions géopolitiques croissantes »

Christophe de Margerie a mentionné «un environnement marqué par des tensions géopolitiques croissantes» pour le groupe, particulièrement marqué en Russie où Total pense qu’il est « prématuré » d’évaluer les nouvelles sanctions économiques contre le régime de Vladimir Poutine.