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Total va rapatrier certaines de ses filiales étrangères

Publié le 05.03.2015 à 13h41

Mis à jour le 05.03.2015 à 13h41

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Total va rapatrier certaines de ses filiales étrangères

Pour la première fois de son histoire, la compagnie pétrolière française a communiqué hier la totalité des noms de ses  903 filiales. Parmi cette liste exhaustive, on retrouve 19 entités basées dans des paradis fiscaux. Total annonce que 9 d’entre elles seront rapatriées d’ici à la fin de l’année 2016.

La direction du groupe français s’était récemment engagée à répondre aux demandes de transparence émanant non seulement des pouvoirs politiques mais aussi de la société civile. 

Une publication exhaustive

Jusqu’à présent, la compagnie française, installée dans 130 pays, ne communiquait qu’une liste restreinte de 220 de ses filiales dans les secteurs de l’exploration/production, le raffinage ou encore la chimie.  Cette publication intégrale est donc une première pour Total qui communique notamment dans cette liste 19 noms de filiales basées aux Bermudes, aux îles Caïman et aux Bermudes.

 

Cette annonce s’accompagne d’une annonce de la compagnie pétrolière concernant ces filiales établies dans des paradis fiscaux : 9 d’entre elles en seront retirées avant la fin 2016. Selon Total, la procédure de rapatriement sera plus complexe pour les 10 autres, en raison de leur statut de joint-ventures. 

Une réponse aux polémiques

Cette volonté de transparence avait déjà été annoncée par Patrick Pouyanné, Directeur Général de Total, au début de l’année dans une interview accordée au quotidien Le Monde. Un contexte de polémiques s’était installé autour de la situation fiscale de l’entreprise comme en témoignent les récentes déclarations de François Hollande qui pointait le fait que Total ne paye pas d’impôt en France.

 

A ce sujet, la compagnie pétrolière rétorque que ses activités dans l’Hexagone ne sont pas profitables et qu’elle a enregistré en France une perte de 300 millions d’euros en 2014.