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Un positionnement en mutation pour le site de vente Pixmania

Publié le 20.10.2015 à 17h24

Mis à jour le 20.10.2015 à 17h24

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Un positionnement en mutation pour le site de vente Pixmania

Le site marchand de produits électroniques Pixmania va abandonner son activité de e-commerçant. En effet, après plusieurs années de plans sociaux et de pertes, Pixmania compte demander le placement de la société en procédure de sauvegarde. L’objectif est de positionner le site uniquement sur un rôle de place de marché afin d’assurer sa pérennité.

Cette restructuration devrait permettre la réduction de frais de structure, Pixmania n’assurant plus le stockage et la livraison des produits.

Un changement d’activité

Pixmania va donc abandonner son activité d’e-marchand pour devenir uniquement une plateforme technique mettant en lien des vendeurs et des consommateurs. C’est dans ce but que l’entreprise veut se placer en procédure de sauvegarde. Placée sous la protection du Tribunal, la société qui emploie 430 personnes (dont 320 en France) disposera alors de temps pour se réorganiser. 

 

Le site marchand de produits électroniques n’a pas su faire face à la concurrence des sites généralistes (CDiscount, Amazon) et spécialisés (Darty, Fnac). Le chiffre d’affaires est ainsi passé de 806 millions d’euros en 2012 à 295 millions en 2014. Mutares, qui avait racheté Pixmania en 2014 à Dixons, avait réduit les pertes du groupe qui s’élevaient en 2012 à 25 millions d’euros mais l’entreprise reste encore aujourd’hui « déficitaire ».

Une procédure de la dernière chance

Cette nouvelle orientation et la mise sous procédure de sauvegarde de l’entreprise sonnent comme une dernière chance pour une entreprise au bord du gouffre. En devenant uniquement une place de marché, Pixmania va réduire ses frais de structure puisque l’entreprise n’assurera plus les services de stockage et de livraison.

 

Cette réorganisation pourrait laisser présager des suppressions de postes. Le groupe, qui a déjà connu plusieurs plans sociaux, a vu ses effectifs réduits de moitié depuis la fin des années 2000. La dernière vague de licenciements avait eu lieu en juin 2014. 187 emplois avaient alors été supprimés au siège du groupe à Asnières-sur-Seine et à l’entrepôt logistique de Brétigny-sur-Orge