Vendre à l’international : dépasser la barrière de la langue

17.03.21
Equipe de traducteurs professionnels

Les effets de la crise sanitaire de la COVID-19 sur l’économie se feront sentir sur plusieurs années, mais ils ne suffiront fort heureusement pas à renverser la croissance structurelle forte du commerce international. Et toutes les entreprises peuvent en profiter, de la TPE au grand groupe côté au CAC40, à condition toutefois de surmonter une barrière à laquelle on se confronte rapidement : celle de la langue.
Alors, comment résoudre ce problème ?

Intégrer la traduction à sa stratégie internationale

Selon les données du MOCI (Moniteur du Commerce International), la période 2015-2019 a été marquée par des augmentations annuelles de près de 3% du nombre de sociétés françaises ayant fait le pas de se développer à l’export.
Un certain virus a freiné le mouvement, mais il ne fait aucun doute qu’il reprendra de plus belle d’ici peu. En outre, il est remarquable de constater que les TPE et les PME représentent plus de 9 entreprises hexagonales sur 10 qui se sont lancées à l’international sur cette même période. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce mouvement fort, dont les aides gouvernementales bien sûr, mais aussi et surtout la révolution numérique qui a rendu plus facile cet accès sur le reste du monde (grâce notamment à la prospection digitale).

Pour autant, et même si cela peut paraître trivial, n’avez-vous jamais été confronté à la notice incompréhensible d’un produit importé de Chine ? N’avez-vous pas pesté contre la description complètement approximative d’un produit sur Amazon, au point de renoncer à l’acheter ?
Le fait est qu’il existe aujourd’hui plusieurs milliers de langues vivantes, et que si l’un de vos clients potentiels a le choix entre plusieurs offres équivalentes, il s’orientera naturellement vers celle qui lui sera correctement présentée dans sa langue natale. C’est précisément pour cette raison qu’avant même d’envisager de partir à la « conquête du monde » avec vos produits ou vos services, il faut s’intéresser à cette problématique de la barrière de la langue. Il serait en effet regrettable de se priver du potentiel phénoménal de nouveaux marchés à cause d’une traduction défaillante.

Est-ce à dire que chaque communication que vous souhaitez adresser à vos clients et/ou buyer persona doit être déclinée en 3 000 langues ? Certainement pas, mais en fonction des cibles que vous aurez préalablement définies dans votre stratégie export – à destination de pays frontaliers, anglo-saxons, ou bien émergents – vous devrez effectivement prévoir d’adapter votre discours. En outre, il est à noter que certaines langues font office de véritables passerelles entre des pays très différents, dont l’anglais bien sûr, mais n’oublions pas non plus la francophonie, l’espagnol ou le portugais – qui, par exemple, lie le Portugal à l’Angola et au Brésil !

Enfin, une étude de la BCG & IMD Business School révélait que si près des ¾ des dirigeants aimeraient internationaliser leur entreprise, il n’y en a plus qu’un sur 10 qui se sent prêt à s’implanter dans un autre pays. Or, indéniablement, un fort développement du commerce export au sein d’une société lui permet ensuite de passer à l’étape suivante de l’internationalisation avec davantage de sérénité, et l’on en revient donc ici à l’importance de bien communiquer vis-à-vis de ses clients étrangers.

Difficile de se passer d'une agence de traduction

A ce stade, vous vous dîtes peut-être que votre entreprise peut gérer la problématique de la barrière de la langue seule, sans l’aide extérieure d’une société spécialisée qui – on le comprend – vous facturera une prestation.

Pour autant, l’expérience montre qu’il est préférable de sous-traiter cette activité à de vrais professionnels, et pas uniquement lorsqu’il existe un enjeu juridique, technique ou de confidentialité. Dans tous ces cas-là, en effet, le passage par une agence de traduction se révèle purement et simplement incontournable, notamment s’il vous faut une traduction assermentée et/ou certifiée.

Et quand bien même il ne s’agirait « que » d’une présentation de vos produits et/ou services, ou bien encore la tenue d’un stand sur un salon professionnel, voire la mise en place d’une nouvelle langue pour votre site Web, il faut se souvenir qu’une traduction ne s’arrête pas à une succession de mots. Dit autrement, chaque peuple a ses propres références culturelles, et une agence de traduction saura en tenir compte.

C’est également vrai dans le cadre de l’interprétariat, et pour éviter tout faux-pas, vous aurez besoin de professionnels maîtrisant les termes techniques propres à votre secteur d’activité. Pour cette raison, si l’on prend l’exemple de Global Voices, chaque demande est confiée à un chef de projet qui liste vos attentes (public ciblé, support, objectif de la communication, ton à adopter, délais à tenir, etc.). Ce n’est qu’ensuite qu’intervient le traducteur spécialisé, qui peut se référer au chef de projet s’il a besoin de précisions puisque ce dernier aura pris le temps de se familiariser avec votre besoin.

Enfin, l’atout d’une agence de traduction réside aussi dans la coopération qui peut se mettre en place sur la durée avec votre entreprise. Ainsi, lorsque vous ferez de nouveau appel à elle, vous aurez un interlocuteur au fait des spécificités de votre société, ce qui permettra d’obtenir des traductions pertinentes encore plus rapidement.

Peut-on se débrouiller avec les logiciels de traduction ?

Soyons clairs, le natif d’un pays réalisera toujours une traduction d’une qualité inégalable face à un logiciel. Cela étant posé, certains de ces outils – dont Deepl ou le fameux Google Translate – sont relativement efficaces, et méritent que l’on s’y intéresse de plus près. En effet, ils permettent de traduire des documents volumineux avec un rendu plutôt convenable … si le texte reste basique.
Bien sûr, l’émergence de l’Intelligence Artificielle dans le domaine de la traduction a permis des progrès significatifs, y compris en matière de reconnaissance vocale. L’on avance petit à petit vers une possibilité – mais qui reste encore hypothétique – d’avoir un jour une conversation dans une autre langue en temps réel grâce à l’IA.

Alors, s’il s’agit de se faire comprendre d’un interlocuteur pour une première prise de contact, les outils que nous avons cités ont une réelle raison d’être, et ce d’autant plus que les corpus linguistiques sont régulièrement approfondis avec du vocabulaire technique. En revanche, quelle que soit l’efficacité d’un logiciel, il subsiste un risque important de malentendu – voire de contresens – dès que le contenu « sort des clous ».

En effet, les dictons ou les tournures de phases particulières sont extrêmement difficiles à traduire automatiquement, et n’oublions pas non plus que si l’on qualifie les langues de « vivantes », c’est parce qu’elles évoluent constamment. Des phrases « atypiques » pour un logiciel risqueraient donc de le mettre complètement en erreur alors qu’un natif n’aurait pas de difficulté pour en saisir le sens. De ce point de vue, l’humain a encore une belle longueur d’avance sur l’IA.

 

Crédit photos : Franck Mc Kenna, Mimi Thian