Plus de 800 emplois menacés à la SNCM

08.10.14

C’est la première fois que la SNCM chiffre la réduction de personnel envisagée pour surmonter ses lourdes difficultés. La société maritime emploie actuellement 2 000 personnes dont 400 en contrat à durée déterminée.

Une situation critique

A l’issue de cette rencontre de 6 heures qui réunissait la direction, les actionnaires, les syndicats ainsi que Gilles Bélier, médiateur du gouvernement, le représentant CGT Frédéric Alpozzo a dénoncé « une faillite et un démantèlement organisés par l’actionnaire et par l’Etat au profit de Corsica Ferries ».

 

La SNCM doit faire face à une crise profonde, principalement due à des condamnations d’un montant de 440 millions, Bruxelles réclamant le remboursement d’aides indûment obtenues selon la commission européenne.

 

Pour venir à bout de ces problèmes, les syndicats dénoncent la volonté de Transdev, principal actionnaire de la compagnie maritime, de s’orienter vers le redressement judiciaire.  

Colère syndicale

Si l’équipe dirigeante et le médiateur n’ont pas émis de commentaires à l’issue de la réunion, l’AFP a recueilli les déclarations de la CGT selon lesquelles « sous prétexte du contentieux européen, la direction a présenté un schéma d’exploitation avec 800 à 1 000 emplois supprimés, et aucune garantie pour le personnel restant ».

 

La CFE-CGC déclare quant à elle que « la direction, probablement sur consigne des actionnaires, s’était refusée jusqu’à présent à donner un tel chiffre, alors qu’elle l’avait certainement fixé dans ses projets ».

 

Le calendrier de la médiation gouvernementale programme une nouvelle réunion le 28 octobre prochain. Ce processus de dialogue a été amorcé en juillet dernier afin de sortir du conflit social qui avait paralysé l’activité de la société pendant 17 jours.