L’entreprise de transport MoryGlobal déclarée en cessation de paiement

09.02.15

L’entreprise française de transports, qui avait pourtant réduit de moitié le nombre de ses salariés depuis sa reprise il y a un an, n’a donc pas pu éviter la faillite.

Un lourd passif 

Quinze mois après la faillite de Mory Ducros, l’entité née du rapprochement entre les deux  entreprises en difficulté Mory et Ducros, MoryGlobal succombe à son tour. Le groupe qui a réalisé, en 2014, un chiffre d’affaires de 330 millions d’euros, n’est pas parvenu à redresser la situation, avec une perte nette de 40 millions d’euros. 

 

La société de transport avait été l’objet d’une reprise partielle par Arcole Industries qui s’était engagé à injecter 17,5 millions d’euros dans MoryGlobal. Les pouvoirs publics avaient également contribué à apporter des fonds à l’entreprise en difficulté. 2800 postes avaient alors été supprimés et seules 50 agences sur 85 avaient été maintenues. 

Tensions entre les syndicats et l'actionnaire

Selon la société d’investissement spécialisée dans le retournement d’entreprises en difficulté, Arcole Industries, les syndicats sont responsables de cette faillite. Pour l’actionnaire de MoryGlobal, l’échec de la mise en place d’un accord d’entreprise qui aurait permis de définir un plan de sauvegarde de l’emploi, est dû à l’attitude de la CFDT : « ce refus a notamment eu pour conséquence la réintégration de plus de 200 salariés protégés et créé un climat d’incertitude sur la reprise avec un impact financier colossal pour MoryGlobal ».

 

Du côté des syndicats, les responsabilités de ce dépôt de bilan sont à chercher du côté de l’actionnaire qui ne souhaiterait plus « mettre un euro dans l’entreprise ». Eric Martin (CFTC) déclare ainsi : « le seul et unique coupable de cette catastrophe, c’est Arcole ».