Performance de votre site web : quel impact pour votre business ?

24.07.18
performance web

Quelle est votre réaction lorsque vous atterrissez sur une page web qui se charge trop lentement ? Si vous êtes comme la grande majorité des internautes aujourd’hui, vous avouerez quitter cette page au bout de seulement quelques secondes d’inactivité. Ainsi, la vitesse de chargement d’un site web (ou “performance web”) peut impacter la réussite de n’importe quelle activité en ligne et ce, à plusieurs niveaux.

Un site web rapide et un business dynamique, deux indicateurs fortement liés ?

Un point d’attention pour votre acquisition de trafic

Obtenir du trafic sur votre site doit être l’un de vos principaux objectifs, puisqu’il représente le nombre de visites sur votre site. Quel que soit le moyen employé pour faire venir des visiteurs sur vos pages web, le temps de chargement de ces dernières est un élément à ne pas négliger.

Un temps de chargement relativement élevé peut faire augmenter le phénomène de rebond (c’est-à-dire la “fuite” d’internautes de vos pages web). Parmi de nombreuses données sur les impacts de la performance web, la statistique suivante est à noter :

“Un site qui se charge en plus de 5 secondes a un taux de rebond 2 fois plus élevé qu’un site qui se charge en 1 seconde”.

Levier à développer sur le plan marketing

Tous ces internautes que vous avez réussi à amener aux portes de votre site et qui repartent pour cause d’impatience n’auront même pas été exposés à votre dispositif marketing. De quoi faire stagner le processus transformant vos visiteurs en acheteurs (taux de conversion).

Une partie des moyens - humains et financiers - que vous aurez investis dans cette acquisition n’auront pas été efficaces, ce qui pourra affecter la rentabilité de vos actions marketing.

Au-delà même de cet impact sur le taux de rebond, le positionnement de votre site sur Google (autrement dit le référencement naturel de vos pages) peut lui aussi être peu ou prou impacté par une mauvaise performance web. C’est en tout cas un avis partagé par bon nombre de spécialistes du domaine.

“Aujourd’hui plus vos concurrents sont performants en termes de vitesse et d’expérience utilisateur, et plus vous aurez du mal à venir les concurrencer en référencement naturel.”

Fin juillet 2018, Google a fait évoluer son algorithme de classement des résultats de recherche sur mobile, en ajoutant explicitement un critère portant sur la vitesse de chargement des pages. Autant dire que l’impact de la performance web n’a pas fini de s’accroître!

Optimiser le temps de chargement pour un meilleur taux de conversion

Si un temps de chargement trop élevé peut déclencher une baisse de trafic ou une hausse du taux de rebond, son impact négatif sur le taux de conversion est courant.

Une optimisation, même légère, peut permettre une augmentation du précieux taux de conversion. Plus particulièrement sur un site e-commerce, le gain induit de chiffre d’affaires  est souvent notable.

Alexandre Thuriot de M6Web, témoigne qu’une augmentation de la conversion a été enregistrée à hauteur de 12%, à la suite à un chantier d’optimisation de la performance web d’un de ses sites phares.

Votre image de marque et votre positionnement concurrentiel en jeu

La concurrence est rude sur le web, et c’est pourquoi un site web lent peut être susceptible de dégrader votre image de marque, et votre capacité à fidéliser les internautes.

60% des internautes quittent un site pour un concurrent lorsque le temps de chargement est supérieur à 5 secondes (source : The State of the user Experience - Limelight Networks - 2015). Et, selon une enquête menée auprès d’internautes français en 2014, 88% d’entre eux affirment ne pas revenir sur un site jugé trop lent !

Bien mesurer sa performance web

Bref les arguments s’accumulent : si vous ne le faites pas déjà régulièrement, il est grand temps pour vous de vérifier les performances de votre site web !
Encore faut-il savoir comment mesurer correctement la vitesse de chargement de vos pages, car le sujet peut paraître assez complexe pour les néophytes. Mal appréhendée, la mesure de votre performance web peut même vous mener à des interprétations erronées.

Les bases pour définir une bonne stratégie de mesure de votre performance web peuvent se résumer en deux interrogations :

  • Que devez-vous mesurer ? Il s’agit là de sélectionner, parmi la longue liste d’indicateurs existant aujourd’hui, ceux qui sont les plus pertinents à suivre dans votre cas.
  • Comment mesurer la performance de vos pages ? C’est la question de l’outil de mesure qui se pose ici, sachant qu’il vous faudra trouver celui qui vous garantit le plus de fiabilité et si possible le plus de contrôle sur les conditions des tests.

Indicateurs : oubliez le temps de chargement !

Comme indiqué plus haut, il existe aujourd’hui un grand nombre d’indicateurs relatifs à la vitesse de chargement des pages web. Ce n’est pas toujours évident de s’y trouver lorsque nous ne sommes pas du métier. Mais en tant que donneur d’ordre, vous pouvez alerter votre prestataire et demander que des optimisations soient réalisées.

Pour de multiples raisons, le temps de chargement, figurant pourtant il y a quelque temps parmi les indicateurs les plus connus du public, n’est plus l’indicateur principal et a perdu de sa pertinence. Vous en détacher vous permettra ainsi de vous ouvrir au suivi d’autres indicateurs, tout aussi importants dans la mesure de vos performances web :

  • Le délai avant premier octet (TTFB pour Time To First Byte).

Comme son nom l’indique, le TTFB mesure le temps écoulé avant que le navigateur internet du visiteur ne reçoive les toutes premières données en provenance de votre serveur web.

Cette durée dépend notamment des outils utilisés pour créer et administrer votre site, de la qualité technique de son hébergement et de sa configuration.
Cet indicateur, fondamental, vous donnera un aperçu du niveau de performance de votre infrastructure web. Avec un repère : Google préconise un TTFB inférieur à 200ms.

  • Le délai avant début d’affichage (Start Render).

Obtenu par analyse de la vidéo du chargement de la page, cette métrique indique combien de temps le visiteur passe devant une page web totalement vierge.

A savoir qu’au-delà d’une seconde, beaucoup d’internautes commencent à s’impatienter.

  • Le Speed Index
Peut-être le plus difficile à appréhender, il s’agit aussi de l’indicateur le plus synthétique pour rendre compte de la vitesse d’affichage d’une page web, telle que l’internaute va la percevoir.

Le Speed Index est le fruit d’un calcul, fondé sur l’analyse vidéo du chargement de la page, et retranscrit la vitesse et la progressivité de l’affichage de la page web (plus précisément la partie directement visible par l’internaute sans action de sa part). Comment l’interpréter ? Plus votre Speed Index est faible, plus l’affichage de votre page est ressenti comme rapide.


Gardez le contrôle sur vos conditions de tests

Maintenant que vous en savez un peu plus sur ce que vous devez mesurer pour bien évaluer vos performances web, il ne vous reste plus qu’à déterminer comment vous allez effectuer vos mesures. Ce qui revient entre autres à choisir l’outil que vous allez utiliser pour vos analyses.

 Pour vous faciliter la tâche, commencez par écarter ceux qui ne fournissent pas suffisamment d’informations sur leur méthodologie de mesure ou sur la nature des indicateurs mesurés : vous pourrez difficilement exploiter des données dont la fiabilité est sujette à caution.

Vous pouvez également identifier la solution qui vous permettra de réaliser des tests dans des conditions aussi proche que possibles de celles de vos visiteurs (consultation depuis un ordinateur ou un mobile, lieu de connexion, type et qualité de connexion, etc.).

En effet, les résultats que vous allez enregistrer dépendent fortement de ces conditions. Il en va donc de la pertinence et de la stabilité de vos résultats !

L’outil fourni par Google, Google PageSpeed Insights est évidemment incontournable. Mais il mesure une page précise à un instant donné. S’il a l’avantage de fournir une liste d’optimisations conseillées, il ne permet pas d’obtenir un historique de vos vitesses de chargement, et vous ne pouvez pas automatiser cet outil pour qu’il effectue régulièrement des mesures. Vous n’avez pas non plus la main sur les paramètres de test.

Un outil spécialisé comme Dareboost, se fondant notamment sur un navigateur grand public, vous permettra de réaliser régulièrement des tests sur la vitesse de chargement. Il vous donnera la possibilité de choisir parmi plus d’une dizaine de critères contextuels (type d’appareil, résolution d’écran, débit, latence, localisation géographique, etc.) avant de lancer vos analyses. Cela permet de simuler un internaute sur mobile à Paris, ou la visite du site en version bureau depuis Londres.
De plus, l’outil analyse un grand nombre de facteurs de performance et donne une foule de précieux conseils d’optimisations.

En automatisant vos tests et en configurant des alertes, vous pourrez améliorer la performance des pages de votre site et, repérer les éventuelles anomalies. 

Vous l’aurez compris, avoir conscience de l’impact que peut avoir la performance de votre site web sur votre business est important. Mais mesurer cette performance avec les outils adéquats l’est d’autant plus !