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Les données clés des entreprises du département Ain (01)

Répartition par taille d'entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
4
employés
Parité Homme/Femme

Parmi les nombreux départements constitutifs de la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’Ain (codifié 01 par la Poste et par l’INSEE) ne présente pas l’attractivité de la métropole lyonnaise et ne bénéficie pas du succès hivernal des stations savoyardes.  Pour autant, le premier des départements dans l’ordre alphabétique est aussi le deuxième département le plus industriel de France. Dépourvu de très grandes agglomérations, il n’en demeure pas moins un territoire favorable au monde des affaires, situé au cœur des réseaux de communication européen. Le département bénéficie d’une localisation géographique stratégique qui lui permet de s’inscrire dans un flux d’échanges et de transport de marchandises avec de nombreux pays européens (Allemagne, Suisse, Autriche, Benelux et Italie notamment).

L’Ain, territoire au dynamisme démographique important

Sa situation géographique avantageuse est un atout de taille, mais c’est également la diversité de ses secteurs d’activité qui permet à l’Ain d’être un fer de lance de l’économie de sa région.

La dualité du relief

L’Ain est l’un des 12 départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), collectivité polarisée autour de la métropole de Lyon. Il est le 40ème département le plus peuplé avec un peu plus de 643 000 habitants en 2018.
La plaine de l'Ain, la Bresse, le Val de Saône ou encore la Dombes présentent un relief peu élevé à l’ouest. Si les massifs montagneux sont dominants à l’est, en direction des Alpes, on compte toutefois moins de sommets que dans les départements voisins. Son plus haut sommet ne culmine qu’à un peu plus de 1 700 mètres, il s’agit du Crêt de la Neige.

Les bienfaits du rayonnement des métropoles voisines

L’attractivité de l’Ain se traduit dans une certaine mesure par sa croissance démographique notable, provenant essentiellement du solde migratoire, tel que le souligne l’INSEE au printemps 2020.

A l’accès rapide à la capitale (1H50 en TGV depuis Bourg-en-Bresse) s’ajoute la proximité des aéroports de Lyon et Genève.
Le rayonnement de ces deux métropoles européennes explique d’ailleurs en partie le dynamisme démographique observé dans le département. Une part non-négligeable d’actifs aindinois travaillent quotidiennement dans la préfecture du Rhône et dans la deuxième ville la plus peuplée de Suisse d’après l’institut officiel de la statistique. Ce ne sont pas moins de 35% des résidents de l’Ain qui exercent une activité une activité professionnelle hors du département.
Le prix attractif de l’immobilier contribue incontestablement à freiner l’exode des habitants dans les métropoles des départements voisins. A titre d’exemple, il faut compter 1 558 euros du m2 pour devenir propriétaire à Bourg-en-Bresse, contre 4 490 euros du m2 dans la capitale des Gaules…

Un tissu économique puissant et un territoire qui exporte

Au 21ème siècle, l’Ain demeure à l’image de sa région un territoire relativement prospère, dans lequel sont répartis somme toute assez équitablement les industries et les emplois qu’elles induisent.

Un département tourné vers l’international

En 2019, L’Ain remonte au 2ème rang des départements du pays pour la part de l’emploi industriel dans l’emploi total. Le tissu économique est notamment composé de groupes historiques, la CCI de l’Ain attestant la présence de 66 entreprises centenaires sur le territoire.

Le département est de plus en plus tourné vers l’international, ses exportations ont atteint en 2018 leur plus haut niveau depuis 16 ans, contribuant à faire de la région AURA l’une des plus performantes en matière d’exportation de biens.
L’Allemagne et l’Italie, relativement proches, sont les deux premiers clients de l’Ain avec respectivement 19,3% et 10,7% des exportations réalisées selon le département, se basant sur différentes données dont celles fournies par le Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation de la Région.

La puissance des filières de l’électricité, du plastique et du bois

Le taux de chômage observé en France au deuxième trimestre 2019 s’élève à 8,5%. A titre de comparaison, il n’atteint que 6,1% dans l’Ain à la même époque. Son tissu économique repose sur des industries vigoureuses, réparties en différentes filières.
Autour d’Oyonnax, on doit à la Plastic Vallée de nombreux emplois à valeur ajoutée. Dans le Bugey, la vitalité économique s’illustre notamment par le secteur de la production et distribution d’électricité avec le centre nucléaire de Vulbas.
Le département s’appuie par ailleurs sur la bonne santé de la filière bois qui forme et recrute toujours plus de nouveaux talents en 2020.

La compétitivité de l’Ain et ses excellentes performances à l’exportation sont aussi à mettre sur le compte des innovations industrielles mises en œuvre par des groupes dont l’expertise est reconnue à l’étranger. Nous songeons par exemple à la société Georges Pernoud à l’origine du moule connecté et à Gérard Perrier Industrie, l’un des moteurs de l’industrie 4.0 dans le département.

Des industries réparties sur tout le territoire

Quand on s’intéresse aux sites de production aindinois d’ampleur, on constate qu’ils sont globalement répartis sur tout le territoire départemental. Dans le chef-lieu Bourg-en-Bresse, ArcelorMittal Wire France contribue significativement à l’activité, tandis qu’à Oyonnax ce sont les entreprises MBF Plastiques, Seriplast et Erce Medical qui jouent le rôle de locomotives.

Parmi les autres grandes localités qui abritent des industries majeures à l’échelle de l’Ain, on peut citer Amberieu-en-Bugey où prospèrent Jousseau Mécanique ; Miribel, siège des Etablissements Proverbio, qui œuvrent dans le domaine de l’ennoblissement textile depuis 1922, et Belley dans laquelle se développe le fabricant de produits métallique Ugivis.
 Si quelques villes importantes comme Gex et Divonne-les-Bains n’ont pas de sites industriels marquants, des communes plus modestes se distinguent favorablement dans ce domaine. Nous faisons par exemple allusion à Culoz et Beynost, où se situent respectivement CIE Industrielle Applications thermiques (CIAT) et Electricfil automotiv.

Un accompagnement protéiforme

Cette répartition relativement homogène est certainement en partie favorisée par le maillage des dispositifs d’accompagnement sur le département.

Au Nord de Genève, sur la rive droite du Léman, les porteurs de projet peuvent compter parmi les jeunes pousses de l’incubateur Innogex et être hébergés au sein de la pépinière d’entreprises du Technoparc de Saint-Genis-Pouilly.
A environ 1h30 de route, à l’ouest de l’Ain, c’est au cœur du Parc industriel de la Plaine de l'Ain que se développent différentes sociétés. Dans le premier parc européen certifié Iso 14001, la pépinière baptisée PAMPA met à disposition des professionnels des bureaux et des ateliers en locations ainsi qu’un réseau d’experts. Dans le Bugey Sud, on s’efforce d’attirer en particulier à l’Actipôle des entreprises sensibles aux thèmes de la transition énergétique, de l’eau et des nouvelles technologies.
La préfecture Bourg-en-Bresse n’est pas en reste, elle est le siège d’Alimentec, le technopole des professionnels de l’alimentation.

La valorisation des aires urbaines et la promotion des artisans aindinois

Sa croissance démographique avantageuse n’est peut-être pas éternelle, comme le montre une étude réalisée par l’INSEE en 2020 qui montre déjà un ralentissement sur la période récente. Puisque l’Ain ne peut s’appuyer sur la vigueur d’une ou plusieurs métropoles, elle ne lésine pas sur les efforts pour rendre son territoire plus compétitif et le fait savoir au plus grand nombre.

L’aménagement des aires urbaines

Les collectivités prennent des orientations fortes dans le but d’offrir un territoire toujours plus compétitif. Dans le Pays de Gex, plus de 10 millions d’euros sont consacrés à la construction du pôle de l’entrepreneuriat pour une livraison prévue après l'été 2021.
Les Saint-Génésiens attendent aussi en 2020 l’achèvement du nouveau centre aquatique dans le quartier Porte-de-France.

A Bourg-en-Bresse, des aménagements doivent permettre de fluidifier la traversée du Pont-de-Lyon, tandis qu’en parallèle les autorités ont hâte de voir se concrétiser l’ambitieux projet du Carré Amiot qui fait la part belle aux commerces de bouche. Quant à Oyonnax, elle compte parmi les quelques 222 communes du pays à profiter de l’action Cœur de ville, politique destinée à revitaliser un centre-ville qui souffre d’un manque de dynamisme.

Les artisans au cœur du marketing territorial

L’attractivité du territoire passe également par une promotion pro-active des avantages existants comme des futurs atouts que l’Ain pourra se targuer d’avoir. Et quoi de mieux pour susciter l’intérêt d’investisseurs que de valoriser la pluralité savoir-faire d’excellence aindinois ? C’est ce qu’efforcent les équipes en charge du label économique territorial Origin’Ain. Les entreprises concernées ont l’occasion de développer leur réseau et leur notoriété grâce aux actions de promotion collective du label.

Imaginé en collaboration avec la Chambre de commerce et d'industrie, la Chambre des métiers et la Chambre de l'agriculture, Origin’Ain se veut complémentaire de la marque "Saveurs de l'Ain". Nous avons évoqué le technopole Alimentec, nous ne pouvons pas conclure la présentation du département de l’Ain sans rappeler la richesse du patrimoine culinaire aindinois. Cette marque s’adresse aux restaurateurs, organisateurs d’événements et plus largement tous les professionnels qui ont un lien avec la gastronomie et souhaitent donner un coup de pouce à la commercialisation de leurs produits.

 

Crédit Photo : Saskia Fairfull

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