Département Haute-Savoie (74)

Liste des secteurs d'activités disponibles pour les entreprises du département Haute-Savoie (74)

Exportez votre liste d'entreprises

En savoir plus

Les données clés des entreprises du département Haute-Savoie (74)

Répartition par taille d'entreprises
Nombre de créations au cours des 6 derniers mois
Effectif moyen
4
employés
Parité Homme/Femme

Haute-Savoie : activité économique, atouts et marketing territorial 

Sous la codification de l’INSEE numéro 74, se cache une terre montagneuse avec une forte identité, de remarquables traditions ancestrales, mais aussi une réussite économique absolument formidable. De fait, la Haute-Savoie, puisque c’est bien sûr de ce département dont il est ici question, affiche l’un des taux de chômages les plus bas de l’Hexagone, un bilan démographique largement positif, et une économie à la fois diversifiée, résiliente, et qui prépare l’avenir.

Bien sûr, quelques événements conjoncturels ont pu l’ébranler mais il ne fait aucun doute que, structurellement parlant, ce département entrevoit un futur prometteur pour ses habitants. Il nous paraissait donc important d’analyser les raisons de ce succès, en passant en revue les atouts économiques de Haute-Savoie, toutes filières confondues. 

L’un des départements les plus dynamiques de France

Une success-story incroyable, de la pauvreté endémique à une croissance économique de premier plan

Pendant longtemps – jusqu’au début du XXème siècle, pour être plus précis – le département de Haute-Savoie était connue pour être une terre de montagnes plutôt pauvre, à l’exception des plantations agricoles et de tabac de l’Albanais.
De fait, c’est la révolution industrielle (de la houille blanche, d’abord, puis du décolletage pour pièces de précision), couplée à l’émergence d’un tourisme de masse, qui a permis à cette zone de connaître un essor économique retentissant, et qui se poursuit encore aujourd’hui.

Entre-temps, la tertiarisation est bien sûr également passée par là, permettant l’émergence de nombreuses entreprises de services. En tout état de cause, la Haute-Savoie est fréquemment citée en exemple pour le développement aussi rapide que solide de son économie. Qui plus est, le revenu médian des habitants est le quatrième plus élevé de France, après une hausse annuelle moyenne de 3% sur les 10 dernières années.
Il s’agit donc bien d’une success-story, qui mérite bien que l’on s’y intéresse davantage.

Une démographie exceptionnelle, s’expliquant notamment par un quasi plein emploi

En 2007, la Haute-Savoie accueillait environ 716 000 habitants, or ce nombre a grimpé de plus de 100 000 personnes en l’espace d’à peine plus d’une décennie (pour s’établir à 820 000 début 2018). Une telle croissance démographique est rare, non seulement en France mais plus globalement en Europe, puisque le rythme est près de trois fois plus rapide qu’à l’échelle du pays, ce qui n’est pas une mince affaire.
Cette performance s’explique notamment par le fait que ce département est une terre d’immigration, ouverte sur l’extérieur, et dont le pouvoir d’attraction s’étend au-delà des frontières de l’Hexagone. D’ailleurs, si le nombre d’habitants est plutôt stable dans les massifs montagneux, c’est à proximité de la frontière avec la Suisse qu’il a bondi.

En outre, il faut souligner que l’âge médian de la population n’est que de 38 ans, à comparer à la moyenne nationale de 42,1 ans. Il est certain que le taux de chômage du département 74 – de 6,2% en juin 2019 – contribue fortement à son attractivité, puisqu’en tenant compte du chômage structurel, la Haute-Savoie se rapproche fortement du plein-emploi à la française. Sur la période 2017-2019, l’on constate par ailleurs une augmentation du volume d’emplois de plus de 5%, en intégrant tous les secteurs marchands dans le calcul.

Un essor économique tiré notamment par le travail frontalier et les exportations

Lorsque l’on s’intéresse au développement économique en Haute-Savoie, il convient bien sûr de regarder quels en sont les principaux acteurs économiques du secteur privé, à savoir les Eaux Minérales EVIAN, le groupe SOPRA Steria, l’Alliance ENTREMONT, ainsi que NTN-SNR Roulements, Staubli Faverges, SOMFY Activities, Allergan Industrie, Société d’Exploitation Provencia, TEFAL, sans oublier le Comptoir Savoyard de Distribution, Arval Trading, Fournier, Salomon et Sopra Banking Software.
Ces entreprises majeures appartiennent à des secteurs variés, et cette diversification du tissu économique locale est l’une de ses forces, lui permettant notamment de faire preuve d’une grande capacité de résilience en cas de crise n’impactant qu’un ou plusieurs secteurs spécifiques.

Notons également que le travail frontalier est l’un des moteurs de l’économie de Haute-Savoie, avec une accélération de ce mouvement depuis que des accords ont été conclus entre l’Union Européenne et la Suisse sur la libre circulation des personnes.
Ainsi, depuis 2007, tout résidant de Haute-Savoie peut parfaitement postuler pour un poste chez nos amis helvétiques, et d’ailleurs, le marché du travail suisse représente aujourd’hui le premier employeur pour les habitants du département 74.

Autre témoignage de l’ouverture du département vers l’extérieur, il s’agit d’un territoire fortement exportateur, vers l’Allemagne, la Suisse et l’Italie bien sûr, mais aussi les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Ce sont près de 40% des salariés hauts-savoyard qui travaillent quotidiennement et directement à destination de l’export.

Un remarquable équilibre entre tradition et modernisme

Le rôle clé de la montagne et des ressources naturelles

Dans l’identité savoyarde, la montagne a joué, joue, et jouera longtemps encore un rôle majeur, et ce n’est pas un hasard si près du quart de la superficie du département est aujourd’hui protégé. Ainsi, n’oublions pas que ces alpages superbes constituent le « berceau » du fromage Reblochon, et que les forêts locales ont, de tous temps, permis un travail artisanal du bois – ainsi, d’ailleurs, qu’une industrialisation raisonnée, dont dépendent près de 2 000 entreprises et 7 000 emplois.

Un Pôle Excellence Bois des Pays de Savoie a même vu le jour, fin 2012, autour de cette thématique.
Qui plus est, l’avant-pays reste célèbre pour la majesté de ses paysages, d’une part, mais aussi pour les productions de pomme, de légumes, de vigne, de blé et de tabac.

Des secteurs primaire et secondaire qui évoluent pour perdurer

Concernant l’agriculture – incluant l’élevage, qu’il soit destiné à la production de lait, de fromage ou de charcuterie – il est à noter que ce secteur imprègne encore fortement le tissu économique du département, notamment grâce au développement récent mais puissant de l’agrotourisme.
 En outre, il s’agit d’une des clés pour préserver la démographie en zone montagneuse, ainsi que pour veiller à l’entretien des alpages. A ce jour, environ 40% du territoire est utilisé par l’agriculture, pour approximation 3000 exploitations, et si ce nombre s’est bien sûr fortement réduit depuis les années 1960, la taille de chacune de ces exploitations a quant à elle connue une hausse marquée.

Pour ce qui est du secteur secondaire, l’industrie a elle-aussi été marquée par un relatif déclin, mais bien moindre que dans d’autres départements, grâce notamment à l’émergence de quatre pôles de compétitivité qui ont permis de fédérer les efforts et d’éviter leur dispersion. Ces pôles, sur lesquels nous reviendront plus bas plus en détails, portent sur la mécatronique, l’imagerie, le sport ainsi que les services miniaturisés dits « intelligents ».
Bien sûr, d’un point de vue historique, l’on ne peut pas parler du secteur industriel en Haute-Savoie sans évoquer le décolletage qui reste un symbole d’excellence pour le département. Mais aujourd’hui, les entreprises hauts-savoyardes se démarquent également dans la micromécanique, l’informatique, l’agroalimentaire, et même la chimie et la pharmacie.

Une tertiarisation maîtrisée, notamment poussée par le tourisme

Comme de partout ailleurs en France, le secteur des services a enregistré un fort développement depuis le tournant des années 2000, et à ce jour, près de 46% des embauches dans le privé se font dans le tertiaire, avec notamment une prépondérance des activités de recherche et de conseil pour les industriels, mais aussi de services bancaires, et bien sûr dans le domaine du tourisme.
De fait, le patrimoine de Haute-Savoie (ou plutôt les patrimoines, naturel, historique et culturel) en fait une destination privilégiée pour une clientèle française ou étrangère, et aussi bien en  été qu’en hiver.

La pratique d’activités sportives et de loisir et les stations thermales ne sont pas non plus étrangères à cet engouement qui se confirme et s’accentue, année après année, sans même ré-évoquer ici l’agrotourisme. En tout état de cause, si nous parlons ici de tertiarisation « maîtrisée », c’est parce que ce mouvement a, certes, contraint les acteurs du primaire et du secondaire à se transformer, mais qu’il ne les a pas – comme on le voit parfois ailleurs – conduit au bord de la disparition. Au contraire, de nombreuses entreprises des services en Haute-Savoie viennent appuyer les agriculteurs et les industriels.

Focus sur l’enseignement supérieur et les filières d’excellence pour préparer l’avenir

Pour construire son futur, la Haute-Savoie investit massivement dans l’enseignement, et notamment dans l’enseignement supérieur, en liens étroits avec l’Etat et la Région, que ce soit pour accueillir les étudiants dans de meilleures conditions (avec des capacités de logement supplémentaires, par exemple), ou pour développer de nouvelles formations. Les résultats ne sont pas faits attendre puisqu’entre 2003 et 2018, le nombre d’étudiants en Haute-Savoie a bondi de 17%.

Toujours dans cette même optique de préparer l’économie haut-savoyarde de demain, les différentes administrations qui se sont succédé ont lancé de grands projets, dont certains se poursuivent encore ou se concrétiseront prochainement, de manière à permettre un développement durable, socialement utile et écologiquement responsable.

Pour terminer ce tour d’horizon des atouts économiques du 74, nous souhaitions revenir plus en détails sur les filières d’excellence brièvement évoquées précédemment. Ainsi, au niveau de la mécatronique, il faut préciser qu’elle concerne plus de 20 000 emplois – direct et indirects – dans des domaines aussi variés que l’électroménager, l’automobile, le médical ou encore l’aéronautique et les biens d’équipement industriels – en s’appuyant notamment sur le centre technique des industries mécaniques et du décolletage Cetim-Ctdec et le centre européen d’entreprise et d’innovation Thésame.

Concernant le pôle « Image et Multimédia », plus de 100 sociétés sont intégrées dans cet ensemble, avec près de 1000 emplois à la clé, et grâce notamment à l’effet catalyseur du Festival International du film d’animation et du Mifa (Marché International du Film d’Animation), ainsi qu’à l’appui du centre CITIA, la filière s’est spécialisée sur des domaines de pointe tels que les effets spéciaux, la modélisation 3D, les images animées, les jeux vidéos, l’e-learning et le e-commerce.

Pour ce qui est des industries du sport et de « l’outdoor », ce sont cette fois-ci plus de 1500 salariés qui sont concernés, et l’activité profite notamment du fait que le bassin annécien soit un « spot » incontournable pour les amateurs d’activités sportives en plein air (du ski au snowboard, en passant par le kayak / canoë, l’aviron, le VTT, le parapente, le train running, etc.). Mentionnons également le rôle important de l’association OSV (Outdoor Sports Valley), qui s’est donnée pour rôle de promouvoir le pôle économique des entreprises de sport « Outdoor » du Grand Annecy.

Enfin, nous avons mentionné le tourisme des particuliers, mais il existe aussi un pôle d’excellence du tourisme d’affaires, là-encore situé autour d’Annecy, après plus de 1 400 entreprises, et des infrastructures de premier plan pour séduire les décideurs au moment d’organiser leur prochain séminaire, par exemple.

 

Crédit photos : Egor Myznik, Clémence Bergougnoux

Ça pourrait vous intéresser

Des analyses

Ces analyses pourraient retenir votre attention