Les atouts économiques de : Grenoble (38)

Liste des secteurs d'activités disponibles pour les entreprises implantées à Grenoble

Les données clés des entreprises implantées à Grenoble

Nombre total d'entreprises
28 559
entreprises
Âge moyen
15 an(s)
 
Répartition par taille d'entreprises
Indice de dynamisme
0%
-10
10

Grenoble : activité économique, atouts et marketing territorial

Les géographes considèrent souvent Lyon comme "la capitale de la province". Ils arguent avec raison de son attractivité économique et de ses fonctions tertiaires supérieures complètes pour justifier leur constat, en dépit de concurrents démographiquement comparables tels que Marseille ou la conurbation lilloise.

Pourtant, Grenoble joue indiscutablement ce rôle pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, en-dehors de l'agglomération lyonnaise, pour des raisons similaires, prenant le pas notamment sur la métropole stéphanoise, longtemps plus populeuse. Des facteurs tant géographiques que politiques ou économiques expliquent le cercle vertueux dans lequel est engagée la capitale de la province rhône-alpine.

Sise sur le confluent de l'Isère et de la Drac, dans une cuvette entourée de montagnes, la ville a tiré de la force motrice de l'eau sa première richesse.

Des atouts naturels au service de l'économie

L'économie grenobloise est favorisée par le milieu naturel à plusieurs titres. Sa situation juste au pied du Vercors, à l'abri des flux d'ouest dominants, et l'influence du climat méditerranéen (la Côte d'Azur n'est qu'à 300 kilomètres), lui confèrent un ensoleillement plus important que la moyenne nationale. Cet aspect climatique n'est pas négligeable, car il est pris en compte dans bon nombre de classements sur l'attractivité des régions, sous la rubrique "qualité de vie".

Mais Grenoble doit beaucoup à la géographie pour bien d'autres raisons. Sise sur le confluent de l'Isère et de la Drac, dans une cuvette entourée de montagnes, la ville a tiré de la force motrice de l'eau sa première richesse. Par l'hydroélectricité, Grenoble prit part au XIXème siècle à la révolution industrielle. La ville doit à cette source d'énergie l'alimentation des papeteries et des scieries d'abord, puis le développement de diverses industries annexes qui structurent encore aujourd'hui le tissu économique local, en premier lieu les secteurs de l'électricité et de l'électronique.

Un rayonnement scientifique international

Le développement de l'hydroélectricité dans la plus grande ville iséroise a eu d'autres conséquences, plus inattendues mais tout aussi fondamentales pour expliquer l'actuelle Grenoble.
L'acte de naissance de l'Institut Polytechnique, en 1900, résulte du désir d'unir, selon l'un de ses promoteurs, "le laboratoire et l'usine". Son champ d'application initial concernait l'électricité industrielle, un domaine dans lequel la ville avait une longueur d'avance. Grenoble INP put, par la suite, s'enorgueillir d'avoir à sa tête Louis Néel, prix Nobel de physique en 1970, tandis que prenaient corps les disciplines qui allaient devenir les fleurons de l'enseignement universitaire grenoblois : électronique, informatique, mathématiques appliquées, génie industriel.

Par ailleurs, le développement de la recherche fondamentale bénéficie de la présence à Grenoble d'organismes ou d'infrastructures à vocation internationale, tel le synchrotron de l'ESRF, un accélérateur de particules.

Cet ensemble de facteurs explique la présence de la ville dans les classements mettant en avant le dynamisme scientifique et l'innovation. Grenoble figura ainsi à la cinquième place mondiale des villes innovantes selon le magasine Forbes de 2013 : une excellente publicité en vue d'attirer des capitaux étrangers...

Une économie fondée sur la recherche et les technologies de pointe

La symbiose entre entreprise et recherche, telle qu'elle était désirée par les premiers fondateurs de l'enseignement scientifique de Grenoble, se retrouve un siècle plus tard dans le tissu économique grenoblois. L'importance des secteurs du service aux entreprises, des sciences appliquées et donc de l'ingénierie en est l'illustration la plus marquante.

Capgemini, fondée en 1967 à Grenoble, créa une petite révolution en se lançant dans l'aide informatique aux entreprises. Plus généralement, les fonctions métropolitaines supérieures, lesquelles comprennent les secteurs des services à l'entreprise, les métiers de l'éducation et de la culture ainsi que les postes de direction et d'encadrement, concernaient 14% des emplois grenoblois en 2006. Cette structure sociale, caractéristique des grandes métropoles, révèle une surreprésentation des fonctions de commandement dans le bassin d'emploi grenoblois. Elle est également révélatrice de l'attractivité économique de la ville.

Signes de ce dynamisme, Grenoble accumule les projets urbanistiques ou universitaires ambitieux, tous plus ou moins liés à la recherche scientifique. L'aménagement de la Presqu'île selon les préceptes de la transition énergétique, autre spécialité de la recherche grenobloise, constitue un exemple.
De même, le campus GIANT vise à étudier in situ les opportunités du développement durable.

Grenoble ou l'art de se vendre selon les règles du marketing territorial

Grenoble a sans doute appliqué le concept de marketing territorial bien avant qu'il ne soit théorisé sous ce nom. Son premier coup d'éclat consiste en l'organisation, en 1925, de l'Exposition internationale de la houille blanche et du tourisme, au cours de laquelle la ville s'auto-proclama "capitale de la houille blanche". L'expression de houille blanche avait été fondée par Aristide Bergès, un pionnier de l'hydroélectricité dont les premiers faits d'armes eurent pour cadre la région grenobloise.

Plus tard, l'attribution des Jeux olympiques d'hiver de 1968 démontre assez bien que la cité est habile à mettre en valeur ses atouts réels ou supposés. Elle gagne au passage, ou s'attribue, le surnom de "capitale des Alpes". La ville et son département misent d'ailleurs beaucoup sur leur identification avec le massif alpin, comme en témoigne la marque territoriale Alpes Is(h)ere fondée par le Conseil départemental. Le recours à l'anglais met en évidence les ambitions internationales d'une métropole qui vise à attirer des entreprises du monde entier.

Une expansion continue mais une attractivité remise en question

Capital intellectuel, cadre naturel objectivement avantageux, visibilité internationale depuis les JO de 1968, indéniable science du marketing territorial... : les raisons grâce auxquelles Grenoble peut entretenir son succès économique sont diverses. Ses centres de recherche, fruits de volontés politiques locales ou nationales, captent bon nombre des investissements étrangers. Ces mises de fonds augurent favorablement du futur quant au développement de l'économie locale.

Mais en dépit d'atouts nombreux et d'un savoir-faire ancien pour les valoriser, des problèmes sérieux pourraient à l'avenir entraver cette belle mécanique. La pression fiscale constitue un premier grain de sable, la taxe foncière à Grenoble étant plus élevée que dans la plupart des grandes villes françaises, sinon toutes.
Autre difficulté de taille : la délinquance qui mine l'image flatteuse que Grenoble s'est efforcée de composer d'elle-même depuis au moins un siècle.

Crédits photos : ptitmax, juanmojedas, ResoneTIC

Nos données générales sur les entreprises de Grenoble, mises à jour en temps réel

Grenoble, qui compte 156 700 habitants, est implantée dans le département Isère.

31 960 entreprises y sont implantées, dont 28 559 sièges et 3 401 établissements.

Ces sociétés sont majoritairement de type Association déclarée et ont un effectif moyen de 4 employés.

Les entreprises de cette ville ont un âge moyen de 15 an(s).
C'est dans le secteur "Administration, fonction publique" que l'on observe l'âge moyen des entreprises le plus élevé (25 an(s)). A l'inverse, avec 7 an(s) de moyenne d'âge, c'est dans le secteur "Chimie, plastique, conditionnement" que l'on retrouve les entreprises les plus jeunes.

Indice de dynamisme

Entre mars 2018 et mai 2018, l'indice de dynamisme de Grenoble est de 0,86%.
L'indice de dynamisme est un indicateur de performance des entreprises. S'il est positif, cela signifie qu'il y a eu plus d'entreprises créées que d'entreprises défaillantes au cours de la période. A l'inverse, s'il est négatif, cela signifie que les défaillances ont été plus nombreuses.
Au cours de cette période, on compte 86 entreprises en défaillances à Grenoble pour 331 sociétés créées.

Les secteurs que nous identifions comme étant porteurs, car ce sont ceux qui ont eu le plus d'entreprises créées sur les trois derniers mois,, sont : ""Services aux particuliers, collectivités, entreprises","Gestion, administration des entreprises","Commerce de détail, grande distribution","Immobilier","Construction, bâtiment, travaux publics"".

En parallèle, les secteurs de la ville les plus touchés par les défaillances au cours du dernier trimestre sont : "","Hôtellerie, restauration, tourisme","Commerce de détail, grande distribution","Construction, bâtiment, travaux publics","Services aux particuliers, collectivités, entreprises","Banques, assurances, services financiers"".

Dirigeants et parité

Du côté des dirigeants, 29.0% des entreprises de Grenoble sont gérées par des femmes. C'est dans le secteur "Immobilier" que l'on compte actuellement le plus grand nombre de chefs d'entreprises féminines dans la ville.

* Ces chiffres sont basés sur le nombre d'entreprises dont nous connaissons le dirigeant.

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