Les atouts économiques de : Villeurbanne (69)

Liste des secteurs d'activités disponibles pour les entreprises implantées à Villeurbanne

Les données clés des entreprises implantées à Villeurbanne

Nombre total d'entreprises
22 845
entreprises
Âge moyen
12 an(s)
 
Répartition par taille d'entreprises
Indice de dynamisme
0%
-10
10

Quelquefois surnommé le 10ème arrondissement de Lyon, Villeurbanne n’en demeure pas moins une commune à l’identité forte. Après avoir rappelé sa place au sein de la métropole rhodanienne, nous présentons les principales caractéristiques de sa zone d’emploi et évoquons le grand projet d’aménagement dont elle fait l’objet.

Un acteur important du développement du Grand Lyon

On ne peut pas dresser le portrait de Villeurbanne sans souligner les liens étroits qu’elle entretient avec sa métropole, l’une des plus dynamiques de notre pays.

Un carrefour de l’Europe de l’Ouest

Une métropole touristique fort bien desservie

Villeurbanne, 20ème ville française par sa population, est limitrophe de Lyon, la troisième ville du pays. Les deux communes sont les deux plus importants arrondissements de la métropole créée en 2015 et appelée Grand Lyon. Ce dernier se situe à un carrefour de l'Europe de l’Ouest, reliant la mer du Nord à la mer Méditerranée, et l'Europe de l’Est à l'océan Atlantique. Il dispose de 3 gares TGV dont Lyon-Part-Dieu qui est reliée à l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry à Colombier-Saugnieu. Sa desserte avantageuse contribue à son activité touristique florissante.

En 2018, le Grand Lyon présente un taux d’occupation de ses hébergements de 71% selon le réseau OnlyLyon, dont ⅔ est représenté par une clientèle d’affaires.

L’attractivité du Grand Lyon

La même source révèle la présence de 5 100 PME et 200 ETI à la fin 2016 dans la métropole. Il s’agit de la première métropole industrielle du pays et du 2ème pôle numérique de l’Hexagone.

Le Grand Lyon jouit d’un formidable rayonnement à l’international, comme en témoigne le titre de métropole la plus attractive de France. Pour accompagner les professionnels dans leur développement, il bénéfice notamment de 6,2 M€ de fonds social européen.

En 2013, respectivement 39% et 12% des projets de créations d’entreprises de la métropole ont été concrétisés à Lyon et Villeurbanne.

La deuxième commune de la métropole

Villeurbanne a sans doute autant contribué au dynamisme du territoire qu’il n’a profité de son attractivité. Le nombre de création d’entreprises dans la deuxième commune du Grand Lyon a augmenté significativement pour passer de 1 546 en 2009 à 2 778 en 2018.

Les entrepreneurs s’épanouissent notamment à Carré de Soie, ancien quartier industriel entre Villeurbanne et Vaulx-en-Velin où l’on trouve 57 000 m2 de bureaux.
Il s’agit ensuite du Pôle Pixel réservé aux professionnels de l'audiovisuel tels que YNCEPTION et ZQSD Productions. La zone d’implantation Grandclément en développement depuis 2015 compte aussi parmi les sites dynamiques où ont choisi de s’installer VINCI CONSTRUCTION et AVIVA.

Les caractéristiques d’une économie servicielle

Le tissu économique local est principalement tourné vers les services à Villeurbanne. Cependant, des difficultés significatives subsistent dans certains quartiers, auxquelles les pouvoirs publics tentent de répondre avec pragmatisme.

Un chômage en deçà de la moyenne nationale

D’aucuns assimilent à tort Villeurbanne à certaines banlieues désœuvrées où le chômage est particulièrement élevé. Pourtant, cette zone d’emploi n’a en fait pas grand-chose à envier à certaines grandes agglomérations françaises. En effet, son taux de chômage est passé de 9,2% en 2013 à 7,5% en 2019, tandis que la moyenne française oscillait entre 8,5 et 8,7%.

Cependant, la part des ouvriers y est supérieure à la moyenne hexagonale (30% contre 20,5%) selon les chiffres respectivement révélés par l’Observatoire économique de Villeurbanne et l’INSEE.

La surreprésentation des services

En 2016, ce même observatoire indique que le tissu économique local est “tourné désormais davantage vers l’économie servicielle”. Trois ans plus tôt, le secteur des services aux particuliers concentrait 41% des emplois villeurbannais, contre seulement 34% en 2008.

Les services aux entreprises et aux particuliers représentent 68% des emplois salariés privés à Villeurbanne, soit plus que la moyenne du Grand Lyon, qui s’élève à 59%.

Parmi les secteurs d’activités spécifiques les plus importants à Villeurbanne à la fin 2015, on distingue en tête l’activité des agences de travail temporaires, la recherche-développement en sciences humaines et sociales et le conseil en systèmes et logiciels informatiques.

Un dispositif pour s’attaquer aux territoires les plus en difficulté

En outre, Villeurbanne compte parmi les “Territoires zéro chômeur de longue durée”, l’une des dix expérimentations organisées en France suite à la loi de novembre 2016. L’objectif ? Des chômeurs de longue durée sont embauchés par l’entreprise à but d’emploi EmerJean dans le but de développer des activités locales. Ce dispositif est délimité au quartier Saint-Jean, où le taux d’emploi est largement inférieur à la moyenne de la commune.

Entre 2017 et 2019, plus de 80 emplois ont été créés dans des secteurs non couverts par l’économie conventionnelle. Ce dispositif doit également favoriser le développement d’activités créatrices d’emploi, ces dernières étant au croisement entre les besoins et les compétences disponibles dans la population des demandeurs d’emploi.
Il précède la rénovation du secteur de Saint-Jean par l’agence nationale de rénovation urbaine (Anru) et la métropole de Lyon prévue en 2022-2023.

Gratte-ciel et Villeurbanne : une image historique et un projet d’avenir

Le gratte-ciel s’inscrit entre tradition et modernité dans la commune de banlieue la plus peuplée de France.

Un symbole pour Villeurbanne

Le gratte-ciel est à Villeurbanne ce que Fourvière est à Lyon, autant dire un véritable symbole ! Initialement, la commune est principalement ouvrière et industrielle, reposant dans une large mesure sur les activités de métallurgie, du textile et des peintures.
Dans les années 30, les premiers gratte-ciels voient le jour, sous l'impulsion de Lazare Goujon, Morice Leroux et de la Société Villeurbanaise d’Urbanisme (SVU). Ils s’inscrivaient dans un projet ambitieux qui n’a pas été entièrement concrétisé, interrompu par la deuxième guerre mondiale. Comme le révèle l’historien Philippe Videlier à Millénaire 3, les villeurbanais sont très attachés à ces ouvrages, ce qui explique la faible rotation de ses résidents. Gilbert Chabroux a ordonné leur rénovation dans les années 90, à laquelle succède une nouvelle modernisation à partir des années 2010.

Valoriser le centre-ville

Gratte-Ciel centre-ville désigne un projet urbain qui vise à redimensionner et valoriser le centre-ville de Villeurbanne. A l’horizon 2030, ce dernier doit s’étendre sur 14 hectares, soit le double de sa surface avant le début des travaux. Il s'agit d'une ZAC (Zone d'Aménagement Concerté) dont l’investissement s’élève à environ 100 millions d’euros dont un peu moins d’un tiers est financé par la commune de Villeurbanne.

Ce projet doit se matérialiser par l’ouverture d’un impressionnant complexe sportif municipal, la construction de près de 790 logements ainsi que la réalisation de 21 000 mètres carrés de bureaux, commerces et équipements publics.

Concernant l’immobilier, cette ville parfois surnommée le 10ème arrondissement de Lyon constitue un marché de repli pour ceux qui ne peuvent devenir propriétaires dans la capitale des Gaules. Les prix ont bondi de plus de 30% de 2010 à 2020 avec un prix moyen au mètre carré estimé à 3 273 euros. Pour autant, rares sont les territoires où il n’est pas intéressant d’investir selon les professionnels du secteur

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