Les atouts économiques de : Ajaccio (2A)

Liste des secteurs d'activités disponibles pour les entreprises implantées à Ajaccio

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Les données clés des entreprises implantées à Ajaccio

Nombre total d'entreprises
14 399
entreprises
Âge moyen
16 an(s)
 
Répartition par taille d'entreprises
Indice de dynamisme
0%
-10
10

Station d’hivernage très prisée de la haute société au 19ème siècle, Ajaccio n’est plus de nos jours une destination particulièrement huppée où se presse la jet-set. Mais c’est une localité qui ne peine pas à attirer les visiteurs ainsi que de nouveaux habitants, forte de ses attractions touristiques et de son dynamisme économique. Elle a contribué significativement au développement de l’Île ces dernières années et souhaite poursuivre dans cette voie en tirant notamment davantage profit de son littoral. Si ses habitants sont animés du même esprit de conquête que Napoléon Bonaparte, illustre natif d’Ajaccio, nul doute que la préfecture de la Corse-du-Sud a de beaux jours devant elle. Cela ne sera sans doute pas de trop pour dépasser les difficultés relatives à l’insularité.

Ajaccio, l’un des deux pôles économiques de l’île

L’ancienne cité génoise concentre une part considérable de l’activité en Corse. Elle surclasse même dans ce domaine son plus grand rival, préfecture de la Haute-Corse.

Ajaccio, ville la plus peuplée et la plus dynamique en termes d’activité économique

Comptant en 2018 un peu plus de 70 000 habitants, Ajaccio est la ville la plus peuplée de Corse. Elle se situe au sud-ouest de celle que l’on surnomme l’île de Beauté, une collectivité territoriale unique. Ajaccio est également la préfecture de la Corse-du-Sud, l’un des deux départements de ce territoire qui a la particularité d’être situé à seulement 12 kilomètres au nord de la Sardaigne.

Plus 2,9 millions de passagers ont séjourné ou transité par Ajaccio, trafic maritime et aérien confondus.

Pour autant, Bastia reste largement la première porte d’entrée du territoire d’après l’Observatoire Régional des Transports de la Corse (DREAL).

Les deux villes les plus peuplées de l’île sont aussi ses deux poumons économiques, leurs zones d’emploi concentrant en effet une grande part de l’emploi.

Bastia et Ajaccio, deux rivaux historiques du football français, se disputent aussi la place de première puissance économique de l’île. A ce petit jeu, c’est Ajaccio qui gagne sans contestation possible comme le relate France Bleu à l’hiver 2021.

Entre décembre 2022 et février 2023, l'indice de dynamisme d'Ajaccio est de 0,38%. L'indice de dynamisme est un indicateur de performances des entreprises. S'il est positif, cela signifie qu'il y'a eu plus d'entreprises créées que d'entreprises défaillantes au cours de la période. A l'inverse, s'il est négatif, cela signifie que les défaillances ont été plus nombreuses. Au cours de cette période, on compte 0 entreprises en défaillances à Ajaccio pour 54 sociétés créées.

Une zone d’emploi locomotive économique

A Ajaccio, en Corse-du-Sud et à l’échelle globale de la région, on compte une surreprésentation des petits établissements dans le tissu économique. Fin 2015, l’INSEE indique que 72% des entreprises basées en Corse ont 0 salarié.

16 238 entreprises sont implantées à Ajaccio, dont 14 399 sièges et 1 839 établissements.

Ces sociétés sont majoritairement de type Entrepreneur individuel et ont un effectif moyen de 3 employés.

A l’image de certaines stations montagnardes du continent, les villes de l’île de Beauté souffrent de la forte saisonnalité de l’emploi, auxquelles s’ajoutent de véritables difficultés inhérentes à l’insularité. L’éloignement géographique, l’étroitesse du marché insulaire et les incertitudes d’approvisionnement sont trois caractéristiques qui expliquent les surcoûts que doivent supporter les entreprises. Selon Goodwill-management, ce phénomène représenterait en moyenne 10% du chiffre d’affaires annuel des sociétés basées en Corse.

Ajaccio, siège de la Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA), est pourtant loin d’être la plus affectée par ces écueils. On constate tout d’abord que le nombre d’entreprises qui y ont élu séjour sont passées de 9 466 en 2012 à 12 721 en 2021. De plus, sa zone d’emploi y affiche le taux de pauvreté le plus bas (15,9%) parmi l’ensemble des zones d’emploi de Corse. A ces atouts s’ajoute l’attractivité du bassin comme le note l’INSEE dans l’une de ses analysées publiée en 2018.

La construction et le tourisme : filières économiques primordiales pour Ajaccio et la Corse

Son dynamisme économique repose essentiellement sur la vitalité de deux secteurs d’activité à savoir le tourisme et la construction.

Le BTP : un poids majeur pour l’économie de l’île

La Corse est la région la moins industrialisée de notre pays. C’est également celle où la construction a le poids le plus important dans la production de richesse. Cela se vérifie d’autant plus en Corse-du-Sud, cette filière représentant 16% du PIB contre 10% à l’échelle nationale en 2018. Diverses entreprises concourent à cette activité florissante dont l’entreprise Perrino B.T.P. installée dans la zone industrielle Vazzio.

A l’image de l’activité économique de l’île, celle de la CAPA est majoritairement tournée vers les services. Cette collectivité ne faut pas non plus exception en matière de tissu économique, celui-ci étant constitué principalement de petits établissements.

Selon le Dossier Corse n°11 de l’INSEE datant d’octobre 2018, la région ajaccienne compte davantage de professions intermédiaires et de cadres qu’à l’échelle de la région, mais un peu moins de commerçants et de chefs d’entreprise.

La place importante du tourisme

Il est peu de dire que le tourisme représente une manne financière importante pour l’île méditerranéenne. Il s’agit en effet de la région française “où les dépenses des touristes ont le plus de poids dans l’économie” selon l’INSEE. La fréquentation touristique de la Corse représente 2 % de la fréquentation touristique métropolitaine, soit 4 fois son poids en termes de population. Pour autant, elle ne souffre pas de “surfréquentation” comme certains l’assènent, à en croire l’ancien président de l’observatoire du tourisme de l’ATC.

Une partie non négligeable des visiteurs posent leurs valises à Ajaccio et ses alentours. Au cours de leur séjour, ils viennent notamment y découvrir le Musée Fesch, la Maison Bonaparte ainsi que les îles sanguinaires. En 2018, l'Office Intercommunal de Tourisme (OIT) du pays ajaccien a vu sa fréquentation atteindre 165 272 personnes. D’ailleurs, cet organisme ne lésine pas sur ses efforts quand il s’agit de promouvoir la destination en vue d’attirer davantage de visiteurs.

Dans la région ajaccienne, on compte de grandes entreprises qui font figure de locomotives pour la filière touristique, à l’instar de Corsica Linea, l’Agence de Voyages Ollandini et Air Corsica.
Il existe aussi des établissements plus modestes dont des hôtels et diverses structures d’hébergement, qui dénoncent la concurrence déloyale qu’incarne l’hébergement non professionnel. Mais globalement la capacité d'accueil en pleine saison à tendance à être inférieure à la demande.

L’espoir d’une cité plus ouverte sur la mer

Si environ une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté (contre 14% dans le reste du pays), il y a de réels motifs d’espoir concernant l’activité économique. Entre 2008 et 2017, l’Île de Beauté a affiché une croissance de 14%, soit cinq fois plus que pour l'économie française.

Ajaccio sera-t-elle à l’avenir au niveau des métropoles les plus dynamiques du continent ? Elle semble en tout cas s’en donner les moyens, au regard des différents projets d’ampleur qui doivent s’y concrétiser.

L’élaboration du programme urbain “Ajaccio 2030” lui a permis de faire partie des 222 communes “Action coeur de ville” initié par le ministère de Cohésion des Territoires.

Des efforts sont également mis en oeuvre à l’échelle de la collectivité. La CAPA ambitionne par exemple de faire de l’agora Grossetti une “vitrine du dynamisme économique du territoire”. En son sein, les jeunes entrepreneurs pourront y élire séjour à la faveur de loyers attractifs.

Les start-up insulaires de demain sont aussi pour certaines accompagnées par le seul incubateur de Corse, à quelques encablures de la Plage d’Aspretto.

Pour le Pays ajaccien, l’attractivité économique résidera par ailleurs dans sa capacité à s’ouvrir davantage sur la mer. Après la requalification du port Charles Ornano, on aspire également à aménager une base nautique, installation qui fait défaut sur ce territoire qui s’y prête pourtant bien.


Les entreprises de cette ville ont un âge moyen de 15 an(s). C'est dans le secteur "Administration, fonction publique" que l'on observe l'âge moyen des entreprises le plus élevé (31 an(s)). A l'inverse avec 8 an(s) de moyenne d'âge, c'est dans le secteur "Industrie textile" que l'on retrouve les entreprises les plus jeunes.

Les secteurs que nous identifions comme étant porteurs car ce sont ceux qui ont eu le plus d'entreprises créées sur les trois derniers mois sont : "Gestion, administration des entreprises","Immobilier","Services aux particuliers, collectivités, entreprises","Communication, marketing, information","Banques, assurances, services financiers".

En parallèle, les secteurs de la ville les plus touchés par les défaillances au cours du dernier trimestre sont : ${listeMauvaisSecteur}.

Du côté des dirigeants, 29.0% des entreprises de Ajaccio sont gérées par des femmes. C'est dans le secteur Immobilier que l'on compte actuellement le plus grand nombre de chefs d'entreprises féminines dans la ville.

* Ces chiffres sont basés sur le nombre d'entreprises dont nous connaissons le dirigeant.


Crédit photos : Joan Abney et Shalev Cohen

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