Les atouts économiques de : Metz (57)

Liste des secteurs d'activités disponibles pour les entreprises implantées à Metz

Les données clés des entreprises implantées à Metz

Nombre total d'entreprises
18 731
entreprises
Âge moyen
16 an(s)
 
Répartition par taille d'entreprises
Indice de dynamisme
0%
-10
10

Avec ses quelques 122 800 habitants, Metz est l’une des trois métropoles de la région Grand-Est. À l’image de sa région, elle entretient des relations économiques avantageuses avec les pays européens situés à quelques dizaines de kilomètres. 
C’est peut-être d’ailleurs en se donnant une image plus internationale qu’elle poursuivra son développement et réussira à relancer une démographie en berne.

Une métropole intermédiaire au cœur du territoire des trois frontières

La proximité des frontières allemande, belge et luxembourgeoise demeure un facteur d’attractivité pour Metz qui peut se targuer de devancer la métropole nancéenne sur divers aspects.

Une situation géographique privilégiée

La ville de Metz s’est développée dans la plaine de la Moselledans le bassin nord de la Lorraine. Elle a la particularité de se trouver au cœur du territoire des trois frontières (Allemagne, Belgique et Luxembourg), ce qui en fait une destination attractive pour les touristes comme les voyageurs d’affaires, bien que ces derniers ne soient pas légions. Pour la rejoindre depuis Francfort et Bruxelles, il faut compter approximativement 3 heures de trajet en voiture. Les parisiens quant à eux n’ont qu’à patienter un peu plus de 1h20 pour rallier la préfecture depuis la gare de l’Est. 

L’Allemagne est le premier partenaire commercial de la région, ce pays importait 16 milliards d’euros de marchandises en provenance du Grand Est en 2017. 
Si la proximité géographique du Grand-Duché favorise un partenariat économique et commercial avec la France de manière générale (l’Hexagone est son deuxième client), elle profite en particulier aux résidents de l’agglomération Messine.

Metz remporte la suprématie régionale

Les professionnels ont l’occasion de nouer des liens de proximité avec des entreprises du Benelux, les habitants quant à eux ont rapidement accès à une multitude destinations étrangères. 

Quid du niveau de vie dont ils bénéficient ? 

Le revenu moyen annuel par foyer fiscal s’établit à 25 806 euros en 2014, c’est une moyenne supérieure aux autres agglomérations du Grand Est

Qu’en est-il des rivalités régionales ? 

Metz semble notamment devancer Nancy dans divers domaines, à en croire le palmarès 2019 des villes les plus attractives réalisé par Le Point. L’hebdomadaire loue entre autres son dynamisme économique et ses atouts en matière de mobilité et de connectivité.

Le baromètre Arthur Loyd établi la même année loue quant à lui la profondeur du marché tertiaire de la capitale mosellane. 

Par ailleurs, Metz compterait parmi l’une des villes les plus favorables pour trouver un job et un logement selon Meilleurtaux.com et Jobijoba, à l’origine de l’indicateur “Work and Live”.


Une crise financière largement surmontée

La préfecture de Moselle n’a pas échappé aux difficultés induites par la crise économique et financière de 2008. Elle a su profiter de plusieurs filières porteuses tandis que certains de ses habitants ont trouvé leur bonheur à quelques dizaines de kilomètres, de l’autre côté de la frontière.

Le retour de l’emploi depuis 2014

La première information à retenir concernant l’activité économique demeure le poids important de Metz Métropole dans la zone d’emploi de Metz, qui compte un peu plus de 205 000 habitants. Si la métropole ne représente que 45 % de la population active de la zone d’emploi, elle accapare un peu plus de 60 % des emplois salariés.

La crise 2008 n’a pas été sans conséquences sur le dynamisme économique, Gilbert Krausener, conseiller délégué à la gestion patrimoniale et locative, rappelle même que “la région Grand Est avait davantage souffert que les autres régions. Et Metz, plus que le Grand Nancy.”

Les restructurations militaires initiées en 2010 ont aussi contribué au déclin de l’activité. Mais la ville-jardin s’en est plutôt bien relevée. Depuis 2014, le territoire est de nouveau créateur d’emplois. Le taux de chômage y est passé de 10,2% fin 2015 à 7,90% fin 2019, quelques mois avant la période de confinement ordonnée suite à la pandémie du Covid19. 
Entre 2015 et 2018, Metz a figuré parmi les territoires où le nombre de chômeurs a le plus diminué en valeur absolue.

Un pays frontalier comme levier d’emploi

Fort d’un taux de croissance annuel moyen de 3 à 4% entre 2013 et 2019, le Grand-Duché, et en particulier sa capitale, ont recruté une part non négligeable d’habitants de Metz.

Sur 75 000 actifs français employés au Luxembourg, plus de 5 000 vivent dans la seule agglomération Messine. Comme l’indique Portrait d’agglomération de mars 2017, cette dernière est “plutôt spécialisée avec une surreprésentation des emplois publics et du poids de l’automobile/fabrication de matériels de transport dans l’industrie”

Les entreprises et les secteurs porteurs à Metz


On compte 21 666 entreprises à Metz, dont 18 731 sièges et 2 935 établissements secondaires.

Parmi les acteurs importants du territoire, on compte ThyssenKrupp et PSA, le groupe automobile incarnant le premier employeur privé de Lorraine en 2013. On compte des entreprises spécialisées dans la transition énergétique et économique circulaire, à l’image d’UEM, qui affiche 285 millions d’euros de CA.

L'indice de dynamisme de Metz entre mai 2020 et juillet 2020, est de 0,34%. 
L'indice de dynamisme est un indicateur de performances des entreprises. S'il est positif, cela signifie qu'il y'a eu plus d'entreprises créées que d'entreprises défaillantes au cours de la période. A l'inverse, s'il est négatif, cela signifie que les défaillances ont été plus nombreuses. Au cours de cette période, on compte 11 entreprises en défaillances à Metz pour 74 sociétés créées.

Les secteurs que nous identifions comme étant porteurs car ce sont ceux qui ont eu le plus d'entreprises créées sur les trois derniers mois sont : ""Construction, bâtiment, travaux publics","Gestion, administration des entreprises","Immobilier","Services aux particuliers, collectivités, entreprises","Informatique"".
En parallèle, les secteurs de la ville les plus touchés par les défaillances au cours du dernier trimestre sont : "","Commerce de détail, grande distribution","Hôtellerie, restauration, tourisme","Services aux particuliers, collectivités, entreprises","Construction, bâtiment, travaux publics","Communication, marketing, information"".

La filière agriculture péri-urbaine contribue aussi allègrement au développement de la métropole, dont près de la moitié du territoire est composée de surfaces agricoles exploitées. À titre d’information, le Nouveau Port de Metz est le 1er port fluvial céréalier de France.

Un déficit d’attractivité à combler

Ce tableau élogieux ne masque pas les différentes limites auxquelles la métropole se heurte. Les différents projets de développement urbains et la valorisation de ces atouts pourraient l’aider à améliorer son image et voir sa population augmenter.

Une métropole pas assez verte

Le cabinet d’études Colbor, l’Institut Aristoclès et un centre de recherches de l’université d’Assas ont relevé quelques-unes des faiblesses caractéristiques de l’agglomération Messine. Dans le cadre du baromètre de l’initiative locale, chargé de traduire l’implication des entreprises dans la dynamique des territoires, ils ont souligné en 2019 les lacunes de Metz dans les domaines du développement durable et du tourisme d’affaires. L’un des auteurs a préféré retenir le verre à moitié plein en mettant en avant une “marge de manœuvre importante en termes d’énergies renouvelables, de communication autour de la TEE (Transition Ecologique et Environnementale”
Si la capitale de la mirabelle présente aussi des difficultés à organiser des événements d’entreprise, l’inauguration du centre de congrès Robert Schuman à la rentrée 2018 s’inscrit dans le bon sens. Parmi les autres projets urbains destinés à développer le territoire, on distingue la rénovation de Borny, la renaturation de la Seille et l’aménagement de la ZAC du Sansonnet.

Une marque territoriale tournée à l’international

La métropole n’est pas en avare en efforts quand il s’agit de promouvoir son territoire. Son agence de développement économique a tout d’abord lancé la marque “Je veux Metz” à l’automne 2010, une campagne destinée à conférer une image beaucoup plus attractive à la métropole. Pour ce faire, les équipes marketing ont élaboré des messages spécifiques à trois cibles à savoir le cadre, le chef d’entreprise et la famille. 

En 2016, la même organisation a misé sur une nouvelle politique de marque avec une campagne baptisée “Inspire Metz”. Ce nom qui a l’avantage de fonctionner dans les langues française et anglaises est l’expression d’un territoire transfrontalier dans lequel chacun peut s’accomplir.

Tous ces efforts vont-ils finir par payer ? 

Cela fait quelques temps que l’agglomération ne bénéficie pas d’une démographie galopante, c’est le moins que l’on puisse dire. Certes, elle reste la première ville du département mais perd des habitants (-0,6%) entre 2006 et 2016 selon France Bleu.

Toutefois, la dynamique pourrait commencer à s’inverser d’après Le Républicain Lorrain. Un faisceau d’indices tend en effet à montrer que le nombre de Messins repart à la hausse. Ce média rapporte une légère mais constante augmentation, des effectifs scolaires depuis la rentrée 2013-2014. De même, on observe une hausse des projets immobiliers ainsi que des recettes fiscales.

Ça pourrait vous intéresser

Des analyses

Ces analyses pourraient retenir votre attention