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Les données clés des entreprises de la région Guadeloupe

Répartition par taille d'entreprises
Indice de dynamisme
0%
-10
10
Chiffre d'affaires moyen
1 865 K€
 
Parité Homme/Femme

Entre rhum et carambole, couchers de soleil et paysages naturels à couper le souffle, la Guadeloupe est une région d’outre-mer particulièrement attractive, comme en témoigne l’importance de son activité touristique.
Néanmoins, l’archipel souffre d’un contexte économique difficile, dans lequel le chômage (notamment des jeunes) atteint des sommets tandis que le secteur industriel reste très limité.

Une terre de contrastes

A 6 700 kilomètres de la métropole, l’archipel guadeloupéen est une région monodépartementale de l’outre-mer français. Ce territoire des Caraïbes, qui est également bordé par l’océan Atlantique, se compose de plusieurs îles et îlets, dont les deux principaux sont la Grande-Terre et la Basse-Terre. La Désirade, Les îles de la Petite-Terre, Marie-Galante et l’Archipel des Saintes sont aussi administrativement englobés dans cette partie des Antilles.
Parmi les différents contextes économiques présents dans la zone caribéenne, la Guadeloupe fait figure d’espace privilégié. En effet, le taux d’alphabétisation, le système de santé et les prestations sociales en vigueur sur l’archipel sont similaires à ceux que l’on retrouve dans les pays développés.
De manière générale, le niveau de développement économique de la région est supérieur aux pays voisins, qu’il s’agisse de pouvoir d’achat de population, de qualité des services publics ou encore des infrastructures.Néanmoins la situation économique locale est loin d’être idyllique. La Gwadloup (son nom en créole) rencontre de grandes difficultés, comme en témoigne le taux de chômage record de l’archipel (un jeune sur deux est sans emploi). Parmi les raisons qui expliquent cette situation, l’éloignement de la métropole, l’insularité, la petite taille du territoire et son climat (avec le risque fréquent de cyclone) sont autant de spécificités qui handicapent le dynamisme économique local.  

Le tertiaire, principale source d’emplois

La répartition sectorielle de l’emploi dans cette région monodépartementale se distingue par son grand déséquilibre. En effet cette zone des Antilles présente une économie profondément ancrée dans le secteur tertiaire dans lequel on retrouve 84% des salariés guadeloupéens.
Le secteur public regroupe un peu moins de la moitié des emplois. Depuis ces 15 dernières années, la filière santé et l’action sociale connaissent une hausse particulièrement significative de leurs effectifs. 

Poids lourd de l’économie de cet archipel antillais, le tourisme est un aspect incontournable du paysage local. Les vacanciers sont en effet toujours nombreux à venir admirer le Jardin Botanique de Deshaies, visiter la commune du Gosier, flâner sur la plage de la Grande-Anse, plonger aux Saintes, ou encore s’aventurer autour du Volcan de la Soufrière. Néanmoins, la crise économique de 2009 a laissé des traces et les professionnels du secteur subissent une baisse de la fréquentation des hôtels depuis maintenant plusieurs années consécutives.
De plus, la mer des Caraïbes abrite également d’autres îles de plus en plus appréciées par les touristes pour leurs offres tarifaires très compétitives. Les packs « all inclusive », notamment proposés par la République Dominicaine ou par Cuba, sont ainsi une concurrence redoutable pour l’activité touristique antillaise. 

Une activité agricole et industrielle réduite

L’agriculture guadeloupéenne est largement dominée par la production de la canne à sucre et de la banane, même si les terres locales offrent également du melon, du café, de la vanille, du citron, de l’orange ou encore de l’avocat. Malgré le soutien et les subventions provenant de l’Union Européenne et de l’état français, le secteur agricole est actuellement en crise alors qu’il a longtemps été un atout pour l’économie locale.
Désormais, les productions fruitières et maraîchères locales ne suffisent plus à couvrir les besoins de la population de l’archipel qui doit faire appel à l’importation. Ce déclin s’explique notamment par la concurrence des pays d’Afrique et d’Amérique Latine dans lesquels la main d’œuvre est de faible coût.

Le secteur industriel est limité et tient essentiellement aux activités liées à l’agroalimentaire avec la présence de sucreries, de rhumeries (le Rhum de Guadeloupe est une spécialité locale) et de conserveries. 95% des entreprises sont des TPE ou des PME avec moins de 10 salariés.
Il existe une dizaine de zones industrielles dont la principale se trouve sur le site de Jarry dans la commune de Baie-Mahault.


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